A Lire!
Accueil » News » Artiste » Roseline Bûcher, ou comment donner vie à son oeuvre !
Pour ce 70ème numéro, nous avons souhaité faire intervenir une jeune artiste-tatoueuse locale, Roseline Bûcher. Ce petit bout de jeune femme, douce et malicieuse mais également intrigante, nous a ouvert son univers, mêlant art du tatouage et profonde humanité.
© Bartosch Salmanski

Roseline Bûcher, ou comment donner vie à son oeuvre !

Pour ce 70ème numéro, nous avons souhaité faire intervenir une jeune artiste-tatoueuse locale, Roseline Bûcher. Ce petit bout de jeune femme, douce et malicieuse mais également intrigante, nous a ouvert son univers, mêlant art du tatouage et profonde humanité. Reconnue pour son style atypique, elle s’est imposée comme l’une des révélations dans un domaine qui aujourd’hui, ne cesse de la passionner. Attirée par l’échange et le partage, elle nous a fait découvrir un côté de cet art, plus humain et authentique que nous n’aurions pu l’imaginer.

Roseline est née du côté de Metz, il y a 27 ans. Elle y a vécu quelques années avant de prendre la route vers l’Alsace, où elle y a passé le reste de son enfance ainsi que son adolescence avant de retrouver la capitale de la mirabelle, lorsqu’elle a intégré les Beaux-Arts. Principalement attirée par le dessin, la gravure ainsi que la photo, Roseline y a exploré tous les champs des possibles. Diplômée cinq ans plus tard, elle en est ressortie avec de nombreuses nouvelles cordes à son arc. Mais, au fond d’elle, elle savait que sa voie ne serait pas celle d’une artiste traditionnelle. Dès ses années de lycée, elle se transformait en tatoueuse en herbe, armée de son feutre, oeuvrant sur ses nombreux cobayes. C’est ainsi que ses vieux travers l’ont rattrapée.

Son travail
Ce qui est sûr, c’est que Roseline n’est pas une artiste solitaire, elle aime être au contact des autres. Cet aspect humain a été l’une de ses motivations premières à rejoindre l’univers du tatouage. Elle le définit par de simples mots : l’échange, le partage et le dessin, tout ce qu’elle apprécie, quoi ! Grâce à son métier, elle tisse une relation privilégiée et unique avec chacun de ses clients et participe à la construction de leur personnalité mais aussi à leur image. Son art les accompagne au quotidien, et c’est en quelque sorte une victoire pour elle. Elle porte également un intérêt particulier à la notion sociale du tatouage, son sens, son évolution, son histoire mais également sa démocratisation.

« L’humain comme support artistique »

Avec maintenant plus de deux ans de pratique à son actif, Roseline a travaillé son trait et son style. Formée par Dago au sein du Nuevo Mundo, un salon de tatouage Strasbourgeois, elle a appris auprès d’un mentor qui l’a ouvert sur une nouvelle culture. Il l’a initiée à un univers à part et l’a aidé à trouver son style. Elle lui dédie en partie sa réussite.

Au fil du temps, sa culture de l’image artistique a évolué et son appréhension du support s’est affinée. Elle se définit aujourd’hui dans un style « Gravure Médiévale », un domaine dans lequel elle s’est imposée comme une référence. Son attrait pour ce type de dessin remonte à l’enfance, bercée par les visites dans des dizaines de lieux historiques avec sa maman, passionnée d’Histoire de l’Art. On l’a connait également pour ses différents travaux en « Black Work » (technique utilisée pour les motifs géométriques et aplats massifs) et en « Dot Work » (technique focalisée sur les détails avec une multitude de petits points, réalisés à l’encre noire et formant tous types de motifs).

Ses actualités
Si aujourd’hui, Roseline se consacre à part entière au tatouage, c’est parce qu’elle se considère en constant apprentissage. Mais ce qui est sûr c’est que la jeune tatoueuse s’est imposée en très peu de temps dans ce domaine, remportant notamment en juin dernier le 2e prix du concours « jeunes espoirs » à la Tattoo Flash Fest.

Ouverte à tous  les projets, elle sera ravie de vous proposer ses dessins ou d’échanger avec vous pour créer une oeuvre unique. N’hésitez pas à prendre contact avec elle et à aller découvrir ses dessins !

Roseline n’en oublie pas pour autant ses différents médiums. On la retrouve notamment parmi les différents nominés dans la catégorie « Photo du mois » aux Hopl’Awards suite à la sélection d’une de ses photos dans notre numéro de janvier 2018. Pour voter, direction le site www.hoplawards.fr jusqu’au 1er octobre !

La couv’ vue par l’artiste :
« J’ai réalisé, pour le numéro de septembre du Coze Magazine une couverture en carte à gratter. C’est une technique de grattage : une feuille noire sur laquelle on gratte pour faire apparaître du blanc. Cette technique permet d’avoir plus de profondeur, de lumière dans l’image et d’avoir un côté un peu « dark », parce que le fond est noir. J’ai voulu représenter le diable devant la Cathédrale, qui essaye d’allumer sa clope. Elle fait écho à la légende du diable qui attendrait un Saint caché dans la Cathédrale et qui provoquerait le célèbre vent sur cette place. À savoir aussi que le diable est représenté sur l’un des vitraux, il ne ressemble pas forcément au mien, il est un peu flippant mais très bien aussi. Si vous voulez faire le petit jeu, allez le chercher à l’intérieur ! »

Test du tac au tac :
Quel est ton endroit préféré dans le monde ? « La trinité du 7 », comprendra qui pourra !
Si tu devais garder une seule musique, ça serait laquelle ? Duran Duran – The Chauffeur
Quel est ton plus gros défaut ? Têtue
Si tu devais crier quelque chose dans la rue, ça serait ? « Révolution », il serait temps !

Nuevo Mundo
Page Facebook de Roseline Bûcher
Instagram de Roseline Bûcher

À propos L'équipe COZE

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

x

Check Also

Pour ce lancement de saison, l'Opéra National du Rhin et l'Espace Django ont unis leurs forces pour proposer un événement unique et original : le battle de danse Hip-Hop'Era, qui se tiendra le samedi 29 septembre à 19h, dans le cadre de l'ouverture de saison de la salle de concert du Neuhof. 

Le choc danse classique/hip hop à l’occasion du battle Hip-Hop’Era

Pour ce lancement de saison, l’Opéra National du Rhin et l’Espace Django ont unis leurs ...