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Nous l’avons annoncé dans l’édito, le numéro de juin fait la part belle au Tattoo Flash Fest. À cette occasion, nous avons choisi, en collaboration avec l’événement, une artiste tatoueuse et peintre, une jeune femme pleine de spontanéité, Géraldine Bé, alias Yap9.

Géraldine Bé alias Yap9, l’Art dans la peau

Nous l’avons annoncé dans l’édito, le numéro de juin fait la part belle au Tattoo Flash Fest. À cette occasion, nous avons choisi, en collaboration avec l’événement, une artiste tatoueuse et peintre, une jeune femme pleine de spontanéité, Géraldine Bé, alias Yap9. Propulsée sur le devant de la scène lors de l’exposition Tattoo Flash N’Artwork, qui s’est tenue à la Galerie Art’Course en début d’année, elle a présenté un sabot de bois, aux côtés d’une trentaine d’artistes locaux sur les thèmes de la sorcellerie, des démons, des monstres et légendes alsaciennes, dans le volet Hell’s Ass.

Géraldine Bé, qui vient tout juste de célébrer son quart de siècle, est une artiste peintre et tatoueuse originaire de Toulouse. Avant de rejoindre la ville rose pour ses études, elle a passé le plus clair de son enfance dans un petit village des Pyrénées, un décor naturel féérique et tranquille qui l’a amené dès le plus jeune âge à se tourner vers le dessin, un peu comme tous les enfants de son âge. Mais c’est une rencontre, qui va l’initier à l’univers des Arts Graphiques et Plastiques. Celle d’une artiste peintre d’origine danoise, Karina Pedersen. Elle a enseigné à Géraldine de nombreuses techniques et l’a baigné dans l’univers artistique. À la suite d’un voyage au Népal, Karina a également transmis à la jeune artiste en devenir tout le savoir-faire issu de son apprentissage au sein d’un temple tibétain. Des souvenirs qui ont marqué ce petit bout de femme et qui ont en quelque sorte marqué son destin. Une dizaine d’années plus tard, Géraldine est revenue à ses premiers amours avec enthousiasme et curiosité.

Son travail :
L’année 2013 a été charnière pour la jeune artiste. À 20 ans, après avoir passé un an à gribouiller sur les bancs de la fac de Toulouse, Géraldine envisage de changer de voie pour commencer des études de graphisme. Tiraillée, elle souhaite changer d’air. C’est à l’occasion d’un voyage à Barcelone à l’été 2013, qu’elle fait la connaissance d’une bande d’artistes issus de divers horizons. Un déclic, synonyme d’une nouvelle vie. Une révélation qui marque le début de sa carrière. La première étape : trouver un blaze. Ainsi YAP9 est né, un nom à quatre lettres s’inspirant d’un personnage de livre pour enfant (Yap, le petit renard des sables) et le numéro 9 correspondant au numéro 18 (1+8=9), qui l’a suivi tout au long de sa vie.

De retour à Toulouse, elle abandonne l’idée de se former en tant que graphiste, un métier qu’elle juge trop restrictif créativement. Son but : se lancer et surtout arrêter de perdre son temps à faire des études qui ne lui plaisent pas. Elle s’enferme durant plus d’un an chez elle et ne cesse de dessiner et peindre. Une autarcie qui lui permettra d’approfondir pleinement ses médiums et de les développer au travers des nombreuses influences qui l’ont accompagné tout au cours de ses expériences, notamment les arts orientaux et particulièrement tibétain, qui ont guidé ses choix graphiques, ainsi que son penchant pour la faune et la flore.

« Pour le blaze YAP9, c’est parce que mon bouquin préféré quand j’étais petite était Yap petit renard des sables, éditions Père Castor. Et le 9 correspond à la date du 18 juillet (2013) date ou j’ai rencontré les personnes qui m’ont inspirée à me lancer seule dans cette aventure : 1+8 =9. »

Parallèlement, Géraldine se fait tatouer pour la première fois, et c’est assez naturellement que l’idée d’apprendre le tatouage a germé dans son esprit. C’est ainsi qu’elle découvre un univers à part, qu’elle définit d’« incroyablement complexe et varié ». Accompagnée par les conseils avisés de ses confrères, mais aussi et surtout autodidacte, Géraldine s’est rapidement lancée dans le milieu et s’est rapidement fait connaître de part son style plutôt personnel et atypique. C’est ainsi que l’artiste peintre et tatoueuse a atterri à Strasbourg. Une ville qui l’a subjugué par son aspect convivial et chaleureux.

Ses actualités :

Géraldine aime à se définir comme une artiste plus qu’une tatoueuse. Elle essaye le plus possible de retranscrire son art du papier à la peau et de la peau au papier, en s’adaptant aux supports. Son art est à l’image de sa personne, instinctif. De la joie à l’agressivité, la jeune femme évoque à travers ses œuvres les émotions qu’elle traverse. Désormais, elle projette d’ouvrir son propre salon, dans sa région natale, à Toulouse. Un projet qu’elle souhaite mener à bien en compagnie de ses différents amis artistes. En attendant, la toulousaine prend du temps pour elle et voyage le plus possible au gré des invitations de salons, de festivals et de galeries. Elle dévoilera ses différents rendez-vous de l’année à la fin de cet été ! Stay tuned…

La couv’ vue par l’artiste :
« J’ai réalisé la couverture du numéro de juin autour de l’événement Tattoo Flash Fest, une convention de tatouage qui aura lieu du 15 au 17 juin à Strasbourg, et qui représentera l’univers assez Freak Show avec notamment la compagnie Wounded Carnivale qui sera présente. En partant de là, j’ai fait des recherches sur cet univers et je suis tombée sur une superbe affiche où on voit Lady Viola, une figure de l’époque poser de face et de dos pour montrer ses tatouages. Je me suis dis que j’allais me la réapproprier en repartant dans mon univers. Pour ça, j’ai forcément pensé à des flashs de nanas nues à tête de renard noir bien contrasté, que j’ai proposé à partir de l’automne dernier et j’ai combiné tout ça en lui mettant une bonne quantité de tatouages (le plus fidèlement possible à Lady Viola). Pour les couleurs je suis partie sur quelque chose de plus festif. Composition finale : nous voilà avec Lady Viola, tête de renard posant pour nous à Strasbourg ! »

Test du tac au tac :

Ton endroit préféré dans le monde ? Chez moi à Blagnac

Si tu devais garder une seule musique, ça serait laquelle ? Subcarpaţi – Codrule, mărite domn

Ton plus gros défaut ? Indécise !

Si tu devais crier un mot dans la rue, ça serait ? Faites ce qu’il vous plait ! Et dites aux gens que vous aimez, que vous les aimez !

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