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Comment parler d’amour ? – La fille dans un fauteuil en plastique

Entre amour et sensualité, la représentation devient une problématique délicate au sein de l’art et de la perception morale et éthique de la société. Entre une liberté revendiquée dans les années 70 et le paradoxe contemporain dont nous sommes témoins au quotidien, comment parler d’amour ?

Le couple d’artistes, Bénédicte Bach et Benjamin Kiffel, traite cette thématique dans leur exposition « La fille dans un fauteuil en plastique ». A la Galerie la pierre large, et ce jusqu’au 24 février, l’exposition vous propose une vision égalitaire et décomplexée de l’amour et de la sensualité cernée d’idées communes, voire clichés, aux démonstrations sincères.

Pour cela, une petite vidéo de cinq minutes dans le cadre de Séville. Un couple, encore inconnu, se fond aux courbes du paysage urbain lui même mis en service d’un jeu de lumière qui le sublime. Des regards discrets ou frontaux, une interpellation mettant le public soit en tant qu’acteur et destinataire du regard, soit comme témoin d’un échange intime. Pas d’autofiction, mais une réflexion dévoilée autour de souvenirs communs et de pensées partagées mais libres d’interprétation.

Pour accompagner cette production, un triptyque photographique, trois écrans installés dans les deux pièces, que l’on peut voir ensemble d’un certain angle. Bien que chacun puisse être lu indépendamment, l’installation invite toutefois en regarder l’ensemble en un exercice de comparaison. En effet, le but est de mettre en avant plusieurs séries de photographies qui se succèdent et qui représentent le corps, le modèle, le sujet, de manières plus ou moins suggestives, plus ou moins équivoques, entre visions sociétales et tendresses partagées.

Cependant, B.Bach et B.Kiffel ont voulu s’exprimer au delà des murs. Un instagram relate de cette même élaboration artistique. Sans hashtags accrocheurs, mais avec au contraire beaucoup d’humour, de jeux, et d’esthétisme, le voici : @marcopantanihorschamp (dont le nom est lui aussi né d’une sympathique anecdote à découvrir).

Portrait simple et rapide des artistes :

Benjamin Kiffel a pour sujets de prédilection, entre autres, l’architecture du milieu urbain ainsi que la fusion de la lumière au monde nocturne. Avec un large panel de photographies qui s’inscrivent dans un espace onirique, il efface la frontière entre réel et imaginaire en offrant un univers à découvrir.

Bénédicte Bach, partage cette même passion de la photographie mise en relief par des jeux de lumière. Elle unit son art à l’abstrait et à son amour des mots. « Des images pour dire, des mots pour voir ».

Vous les retrouverez prochainement au Strasbourg Art photo en mars 2018 et Les Industries Magnifiques du 3 au 13 mai sur les places publiques strasbourgeoises.

+ d’infos

C. Behm

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