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Nuit 4 : Pascale Wehr-Stoll « Ronde de nuit » et Eric Froeliger « Singulière monochromie »

Du 11 mars au 20 avril 2018
Vernissage : vendredi 9 mars 2018 à partir de 19h

NUIT IV : “Ronde de nuit “ de Pascale Wehr-Stoll
Empreintes, cocons, ondes ou papillons de nuit, les œuvres de Pascale Wehr-Stoll s’inscrivent comme des traces vibratoires du vivant. Intimes et vulnérables, elles explorent les cycles et les métamorphoses de l’être. Des mots les accompagnent, la lumière les dévoile, la pénombre les révèle.
“C’est en mêlant plume et pinceau que je donne vie au délicat papier de riz dans un parcours médidatif et lyrique. Ces créations naissent d’abord dans le retour du silence intérieur, puis jaillissent comme une évidence.
L’encre fuse et étonne, le papier se déchire pour renaître dans le volume et la transparence des collages. Enfin, les mots viennent résonner avec sensibilité, se posent au cœur des gouttes ou s’exposent à leurs pieds.
Pour moi, la création est une pulsion primordiale. Réceptive au délice de devenir fourmi au cœur des fougères, j’aime partager cette vitalité dans l’expérience de l’art éphémère. (…) je suis convaincue que dans l’avènement d’une œuvre personnelle ou commune, se relie la profondeur de l’être au sentiment d’Humanité.” Pascale Wehr-Stoll

NUIT IV : “Singulière monochromie “ d’Eric Froeliger
Le travail du plasticien donne à voir des corps solitaires ou en groupes, travaillés à la cendre, d’un gris neutre, non coloré. Des formes humaines, à la fois familières et étrangères, proches et lointaines sont fugaces, à l’instar des limites imprécises de la nuit, entre aube et crépuscule. Ces formes se livrent aux limites du souvenir et de l’oubli dans une singulière monochromie.
“Mes travaux sont le résultat du téléscopage de visuels préexistants et de leurs traitements à la cendre (neutre, non colorée), colle vinylique et eau sur panneaux en plastique de format standard. Ils sont présentés sans encadrement (…). Les visuels, d’origines diverses, choisis par affinités électives, représentent quasi exclusivement la figure humaine.
La cendre s’impose, physiquement et symboliquement, comme restes. Restes de visuels que je choisis comme amorces dans mon travail et mes images comme restes dans le processus de travail et à l’issue de ce dernier. Mes images sont des identités en pertes d’origines et de repères; des présences retirées.
Ce qui doit faire image au-delà du visuel est pour moi la conjonction d’une force à la fois contenue et déchaînée, mobile et pourtant fixe ou fixée. Des images, des identités « traversées par la puissance du chaos » (Jacques Rancière).
Coulures, nappes, restes de traces de pinceaux, grattages, concentrations de colle transforment les figures initiales. Saisies et dessaisissements sont à l’œuvre au sein d’une zone grise où le familier et l’étranger se rencontrent, où le souvenir et l’oubli s’exposent simultanément.” Eric Froeliger

Etappenstall
16 rue du Général de Gaulle – Erstein
www.ville-erstein.fr

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