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La terre la plus contraire de Manish Nai

Jusqu’au 8 octobre

Pour son exposition La terre la plus contraire, la Fondation Fernet-Branca est heureuse d’accueillir les artistes femmes du prix Marcel Duchamp jusqu’au 8 octobre 2017.

Créé en 2000 par l’Association pour la diffusion internationale de l’art français (l’ADIAF) pour mettre en lumière la scène française, le prix Marcel Duchamp a acquis un prestige qui le place aujourd’hui parmi les grands prix internationaux de référence en matière d’art contemporain.

Ce prix de collectionneurs, organisé en partenariat avec le Centre Pompidou, s’est délibérément tourné vers la reconnaissance des artistes les plus novateurs de leur génération travaillant dans le domaine des arts plastiques et visuels. 70 artistes ont été distingués à ce jour. Parmi eux, une vingtaine d’artistes femmes à qui la Fondation Fernet-Branca souhaite rendre un hommage particulier lors de l’exposition La terre la plus contraire avec le concours de la commissaire Alicia Knock.

Parmi elles : Farah Atassi, Yto Barrada, Maja Bajevic, Valérie Belin, Carole Benzaken,
Rebecca Bournigault, Valérie Favre, Joana Hadjithomas, Valérie Jouve, Charlotte Moth,
Zenib Sedira, Anne-Marie Shneider, Ulla von Brandenburg …

Les œuvres de Manish Nai attirent d’abord le regard par la multiplicité de leurs couleurs et de leurs textures. Mais s’approchant, le spectateur s’interroge sur la nature des matériaux utilisés. Cet artiste indien développe une démarche artistique singulière, entre une relation aux matériaux de rebut et un travail sur les formes ainsi que les couleurs, qui convoque plusieurs références à l’histoire de l’art, l’arte povera et un renouvellement de l’art minimal.

Son processus relève d’une relation complexe au matériau.
Manish Nai utilise le jute, matériau très présent en Inde, utilisé principalement dans les secteurs du vêtement et de la construction. Il y voit ses qualités plastiques, la diversité des couleurs et des motifs. Il le manipule, le transforme, le froisse, le tord, le compresse et l’agglomère à du carton de récupération pour en faire son médium à la fois sculptural et pictural. Ces éléments deviennent ainsi des modules qu’il combine pour composer ses œuvres. Celles-ci sont entre la sculpture et la peinture. Elles donnent l’envie au spectateur de les toucher et d’apprécier le contact du matériau. Ainsi, l’artiste joue sur le trouble entre la pureté d’une forme géométrique et l’aspect brut du matériau prélevé du quotidien.

Fondation Fernet-Branca
2 Rue du Ballon, 68300 Saint-Louis
fondationfernet-branca.org

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