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INTERIEUR / EXTERIEUR. – Sandrine et Matthieu STAHL

Du samedi 11 mars au samedi 15 avril 2017
Inauguration le jeudi 9 mars à 18h30

Allons au Temple.
A l’intérieur, on s’y interroge sur le temps qui passe, sur ce qu’on est, sur le sacré, sur l’origine des choses et des gens. On peut se sentir petit dans cet espace si grand mais on peut aussi s’y sentir grandi. La foi ou pas, on y croit. Aux vertus de l’introspection, à l’infiniment grand au cœur de l’infiniment petit. A l’inverse aussi. Il y a du mystère.
Cet intérieur, on le projettera à l’extérieur de nous, des grands formats sur lesquels on inscrira de petites traces de ce passage.

Allons au Temple.
Il fait masse au centre de la Ville, tel un phare ouvert, lien entre l’agitation sociale et le calme. On y rentre avec l’extérieur qui s’y installe, ramenant le présent dans un espace presque intemporel.
On y accrochera des grands formats qui disent des choses de cette agitation extérieure, de cette culture profane qui vient rencontrer le religieux.

Allons au temple.
On y mixera la déambulation urbaine avec la déambulation intérieure pour renouveler l’architecture. On ajoutera à cette dernière une dimension poétique et sensible.

Sandrine STAHL.

Je m’amuse de petites choses en pointillé, jouant avec des ronds, des lignes, des cercles et des verticales qui se brisent, se relient ou se combinent.

Je suis à la recherche d’images franches qui se saisissent au premier degré, qui ne demandent aucun savoir préalable, qui s’adressent à l’intelligence du regard et à la sensibilité….

Je crée des univers visant à faire le lien entre l’infiniment grand et l’infiniment petit, le biologique et la nature végétale, dans leur forme, leur structure, leur composition et leur origine.

En peinture, laissant sa place au hasard, je provoque des accidents artistiques que je m’approprie afin de construire une image et lui donner du sens ou une fonction comme on le fait avec sa vie.

Au cœur de mon travail plastique, que cela soit en peinture, en installation ou en objet, la vie, son origine, son organisation, sont pour moi les recherches centrales de ma démarche artistique. Je me questionne sur la place du hasard au cœur du fonctionnement même des cellules durant leur développement, leur stabilisation dans une fonction mais aussi sur sa place dans l’origine des mondes et sur notre place, notre organisation dans notre monde.

J’y trouve beauté, mystère et même drôleries que je cherche à traduire par un vocabulaire simple traversé par une énergie organique, telle des vibrations sonores qui bousculent un ordre établi, dans des mouvements tout en espièglerie en essayant d’allier énergie et élégance.

J’utilise la vidéo, des matériaux, des images ou des sons, des textures, tantôt à l’arrache , tantôt en finesse et précision, le tout sur ou avec divers supports tels que le papiers , les toiles, le carton, les peaux de batterie.

Un travail pour explorer, chercher mais aussi pour jouer et se libérer. Un travail à vivre, des œuvres à ressentir …en toute liberté !

Œuvres visibles dans le cadre de INTERIEUR/EXTERIEUR

Hanami

En japonais “regarder les fleurs”.
Cinq encres qui se lisent de l’ extérieur vers l’intérieur, soit des deux extrémités vers le panneau central.

Technique : empreintes au fil et peinture à l’encre de chine, encre couleur, vin et café sur papier 2m sur 2m30.

Au japon, une tradition nationale est d’apprécier la beauté des cerisiers en fleurs (sakura) dès l’arrivée du printemps. Dans sa capitale le Hanami se célèbre dans presque tous les parcs de la ville, du plus petit au plus grand, à la façon d’un pique-nique géant. Un grand moment de partage pour célébrer l’arrivée du printemps. . La floraison des fleurs de cerisier, reine des fleurs, y est surveillée de près car elle est le signe de l’arrivée du printemps, ce qui en fait un événement majeur de l’année, voire vital pour les récoltes. À cela s’ajoutent le caractère répétitif de cette floraison ainsi que sa grande fragilité faisant de la fleur de cerisier un symbole de vie très fort et c’est précisément cette idée qui m’intéresse !

Cette  force  vitale  qui sommeille  en chacun de nous, à « l’intérieur » mais qui, seule, s’amenuise alors que le partage, la rencontre, l’interaction, l’ouverture à l’autre, à « l’extérieur » lui redonne force et vigueur !

Symboliquement on ne pouvait rêver mieux comme lieu d’exposition que le Temple !

 

Matthieu STAHL.

Traverser une ville, n’en garder que les instants de poésie attrapés au vol, les transformer en parcours imaginaire, sensible, érotique, tendu, dans un espace construit et déconstruit, symbole de ma propre déambulation psychologique et physique, laissée au hasard plutôt qu’à l’injonction sociale « Métro, Boulot, Dodo ».

Né en 2043, je suis tombé dans la peinture rapidement pour n’en jamais ressortir. Mon travail est porté par une interrogation constante sur le langage pictural, sur son utilisation comme outil de relecture du monde dans lequel je vis et j’évolue. Sans pour autant être figuratif, la figure est présente dans mes dessins et toiles: comment je m’inscris dans l’espace urbain, comment je l’appréhende physiquement ? Ces questions, je tente d’y répondre par la construction d’images à partir d’éléments simples (lignes brisées, traces, traits, fragments de phrases) combinés et recombinés à l’infini.

L’idée est qu’à partir d’une dérive urbaine –  physique ou mémorielle – je dresse une topographie (du grec « topos » -lieu- et « Graphein »- dessiner-) de l’espace – où je suis, où j’étais- pour rendre compte de son impact visuel et psychique sur mon esprit puis sur mon travail pictural. Ce que j’ai vu, rencontré  et choisi de voir, qu’est-ce que j’en retiens, qu’est-ce que j’en fais ?  A partir de cette topographie,  je compose, décompose des images qui se rapprochent d’une carte ou plutôt de parcours possibles mettant en avant ou en retrait tel ou tel élément/formes/instants/sensation rencontrés/appréhendés lors de ces dérives.

Au final, on aurait une architecture fractale à la fois physique et psychique, donnant à voir aussi bien le monde extérieur tel que je le vis mais aussi mon propre espace créatif.  On pourrait ainsi parler d’une « tentative d’épuisement » de chaque ville ou lieu traversés, en renvoyant à Pérec. Une Poésie urbaine, abstraite, intime et poétique.

Œuvres visibles dans le cadre de INTERIEUR/EXTERIEUR.

Cinq Huiles et fusain sur papier – 230*200 –

L’idée est de montrer, questionner le lien entre le Temple et la Ville, entre l’agitation urbaine  « extérieure » et le calme  architectural et religieux « intérieur » sous cinq angles différents. La porosité entre les deux espaces influe-t’elle sur celui ou celle qui passe devant, qui y rentre ?

La mention B/O fait référence aux indications de couleur présentes sur les croquis préparatoires (bleu/orange) mais pourrait être lue ainsi : B.O comme « bande originale », une musique particulière, propre au Temple qui au sein de la Ville joue sa propre partition. B/O comme Be/Outside, « être à l’extérieur », pour signifier que le Temple est ouvert sur la Ville, sur ses habitants mais les accueille aussi entre ses murs comme ils sont.

Temple-Saint-Etienne de Mulhouse
Place de la Réunion – 68100 Mulhouse
www.lesechoir.fr

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