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Gulliver & ses sorcières

C’est sans conteste une jeune femme dynamique, bavarde et douée qui nous a fait l’honneur d’embellir notre couverture de ce premier numéro de l’année 2017. Julie, que l’on surnomme à juste titre Gulliver L’aventurière, est professeur d’arts plastiques, artiste à ses heures perdues. Un petit bout de femme qui ne vit que pour son crayon, son atelier et son ésotérisme avéré. Une aventurière que l’on a découvert par hasard mais qu’on n’est pas prêt de lâcher !

16-12-13 Coze x Julie La Pierre © Bartosch Salmanski - 128db.fr 0029

Notre artiste du mois a commencé à dessiner grâce à la… lecture. « A force de lire histoires sur histoires, j’en avais plein la tête et elles m’ont donné l’envie de dessiner » nous livre-t-elle. De là à ce qu’elle dessine sérieusement et qu’elle se rende compte que ça plaît, il faut attendre les années lycée, où un professeur d’arts plastiques a été une vraie rencontre déterminante, et où cette matière est une option lourde dans son emploi-du-temps.

Après son bac, Gulliver choisit d’aller à la faculté d’art visuel à Strasbourg, pour devenir professeur d’arts plastiques, un rêve grandissant depuis le collège. Pendant sa licence et son master d’enseignement, notre artiste n’hésite pas à exposer dans différents bars, histoire de dynamiser son art, d’affiner son trait et de conserver une pratique artistique au quotidien. Elle se révèle alors en véritable illustratrice, obtient son CAPES, et part une année à Nancy, suivi de deux en région parisienne. Maintenant, notre professeur préférée est basée à Strasbourg, dans un collège du Neuhof. Un bien beau parcours !

Son travail

Les « pérégrinations guldesques », autrement dit les aventures de Gulliver –  nom d’artiste né du surnom de Julie – dans le monde du dessin sont surtout tournées vers le thème de la magie, du symbole et de l’ésotérisme. Ce qui la botte, c’est l’imagerie médiévale, le monde des sorcières et tout ce qui est danses macabres. Alors forcément, son client fidèle est un vrai public de niche, les passionnés de divination. D’autres lieux strasbourgeois sont également adeptes de son travail : la galerie Bertrand Gillig achète parfois ses originaux, et les expositions à la Mandragore fonctionnent du tonnerre !

Monomaniaque des techniques, Julie affectionne tout particulièrement les petits formats (comme nous, vous nous direz) et les outils comme le papier grainé, le métal à repousser, les médaillons, les amulettes, l’encre de chine, le brou de noix, ou encore tout ce qui tourne autour de l’aquarelle. Tout ce qui est dilué et qui brille, c’est son crédo ! Gulliver n’est pas très aventurière dans son cycle de production : elle est très méthodique, travaille dans le silence ou avec les podcasts de Michel Pastoureau de France Culture. Parfois, Gulliver travaille également bien entourée, autour de 15 illustrateurs dans leur atelier à la Petite France : l’Atelier du Bain aux Plantes. « Cela fait un peu plus d’un an que l’on existe, et c’est une très bonne expérience dans ma pratique artistique : je ne bosse plus seule, je confronte ma pratique au regard des autres, et on échange beaucoup. Nous sommes très solidaires les uns des autres, et d’ailleurs je lance un appel : artistes, mettez-vous en collectif, l’espace de partage c’est bénéfique ! » Message reçu !

Côté inspirations, les musées alsaciens en sont de sacrées. « Le folklore alsacien  est très fertile et très riche » explique-t-elle, entre deux flots de paroles, avant d’en lancer bien d’autres, comme les bandes-dessinées médiévales de François Bourgeon, toutes les œuvres d’Alejandro Jodorowsky ou encore toutes les choses qu’elle lit, notamment celles sur l’image de la sorcière, à interpréter comme un engagement féministe.

Ses actualités

Gulliver l’aventurière a déjà autoédité un tarot de Marseille, ce jeu divinatoire vieux comme le monde. On peut également retrouver son exposition sur le thème de Barbe Bleue au salon Barba Rossa, installé au cœur de la Krutenau, ou encore ses calendriers en vente, sur la danse macabre. Des tas de projets en tête, notre artiste n’est pas prête de s’arrêter en si bon chemin : ah et j’oubliais, retrouvez ses œuvres au Graffalgar en février, pour la manifestation Strasbourg Mon Amour !

La couv vue par l’artiste

« La Ménestrière s’inspire librement du conte alsacien intitulé La Cloche et le Menestrier, une légende où des villageois, à force de danser sur les notes endiablées d’une ménestrel de passage dans leur campagne, se retrouvèrent bientôt en Enfer. Dans cette Danse Macabre qui ouvre l’année nouvelle, c’est la sorcière qui mène le bal et fait feu de toute cloche! »

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TEST DU TAC-AU-TAC

Ta série du moment : Buffy contre les vampires : je suis une grande passionnée, je les ai vus et revus !
Ta plus grande phobie : J’ai peur de m’ennuyer !
Ta musique que tu écoutes en secret car tu en as un peu honte ? : Du rap turc, on appelle ça « arabesque ».
Ton petit tic : Je range toujours mon bureau au poil de cul, c’est mon côté nazi de l’organisation !

Site : guldologie.canalblog.com
Instagram : Gulliver.laventuriere
Etsy : www.etsy.com/fr/shop/Guldologie

Charlotte Baechler

 

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