Accueil » Vidéo » Clip » Dieze sort un nouvel EP en collaboration avec le beatmaker Lukas

Dieze sort un nouvel EP en collaboration avec le beatmaker Lukas

Dieze sort un nouvel EP en collaboration avec le beatmaker Lukas, courant Janvier 2017. Ce rappeur originaire de Strasbourg a déjà dévoilé un premier extrait de ce projet avec le clip “Click Click Boom”, filmé par le réalisateur américain Louis Antonino. A la suite de cette satire sérieuse du monde de la trap et du gangsta rap bling-bling, qui en reprenait les codes sans pour autant les parodier grossièrement, le deuxième clip de ce projet a été dévoilé début novembre.

Après avoir sorti un 1er EP : Divagations en juin 2016, où il rappait sur les instrus jazzys du duo de beatmakers français exilés à Barcelone Odiwan Freenobi, Dieze revient avec un nouvel EP mêlant amour des mots, éclectisme sonore et flows imprévisibles et virevoltants.

Dieze est un rappeur né a Strasbourg, et qui bien que rappant depuis ses 15 ans décide seulement de rendre son art public fin 2015 juste avant ses 30 ans. Si ses influences musicales le poussent à proposer une grande variété de sonorités différentes dans ses morceaux (du boom-bap jazzy façon 90′ à de la composition electronique des années 2010).

Il signe son nouvel EP avec le beatmaker et artiste-peintre Lukas, avec qui il partage des visions de la vie et de l’art assez similaires.

Pour plus d’informations :

Le clip de “click click boom”

Le clip de 27012016, issu du 1er EP de Dieze

Le clip de Je Suis

 

Sources : Dieze | diezeartisteofficiel@gmail.com


 

Nous sommes allés à la rencontre de Dieze afin d’en savoir plus.

C: Salut Dieze, tu dis être né à Strasbourg. L’étiquette de rappeur Strasbourgeois convient-elle ?

D: Salut ! Effectivement, je suis né et j’ai vécu la plus grande partie de ma vie à Strasbourg, donc cette ville fait partie de ce que je suis, comme le fait de faire du rap, d’être passionné de cinéma ou d’avoir des origines portugaises et brésiliennes. C’est une partie de mon identité, mais comme beaucoup d’autres choses en fait, ce n’est de loin pas la seule chose qui me défini. Je suis entre autres rappeur, je suis né à Strasbourg, et j’ai entre autres vécu dans cette ville qui m’a forcément imprégné. Je n’aime pas trop enfermer les choses ou les gens dans des cases : “rappeur”, “Strasbourgeois” ! Je fais du rap et je viens de Strasbourg, voilà.


C: Je pose la question dans la mesure où tu fais partie d’une nouvelle génération de rappeur (bien que tu rappes depuis longtemps dans ton coin) qui n’associe pas clairement l’image de son territoire à la musique. Facteur quasi déterminant du rap d’il y a 15 ans, où tu avais les Marseillais, les Parisiens, des dédicaces à chaque départements, etc. Il paraissait improbable de ne pas savoir d’où venait un rappeur. Où se situe Dieze dans tout ça, toi qui a vécu cette transition ?

D: Je vois ce que tu veux dire. Mais dans ma philosophie de vie, je n’accorde pas trop d’importance au fait “d’appartenir à un territoire”, ça cloisonne plus qu’autre chose, moi je suis plus dans l’ouverture, artistiquement, humainement… Après, à l’époque, il y avait plusieurs raisons de “représenter” son territoire géographique : le fait de faire exister sa communauté, ses proches, comme les déplacements étaient plus difficiles que maintenant, en disant que tu représentait tel endroit, tu apportais de la reconnaissance sociale à tous tes proches qui vivaient avec toi ! Ca venait aussi d’une transposition du rap américain (dont le rap français était très inspiré) et de l’opposition entre West Coast et East Coast, qui en France devenait l’opposition entre Paris et Marseille (qui cristallisait une opposition plus générale entre Paris et la Province). Mais après avoir dit ça, j’adore Strasbourg, c’est ma ville principale, et pour avoir vécu à d’autres endroits, chaque fois que je revenais après un long moment, j’appréciais de nouveau toute sa beauté. Je ne “représente” ni Strasbourg, ni aucun autre endroit sur la planète, mais j’aime profondément cette ville.

 

C: Comment définirais ton style et où puises-tu ton inspiration ?

D: J’ai un style vraiment éclectique (vu que j’en ai fait beaucoup quand j’étais plus jeune). Je sais que beaucoup d’artistes disent ça, et le terme peut être un peu galvaudé, mais pour le coup j’ai beaucoup écouté de tout, du rock des années 60’, du jazz, de la bossa nova, du rap français et américain bien sûr, mais aussi de la house, de l’électro, de la chanson française, du blues, du gospel, de la soul, funk, et forcément ça se ressent dans ce que je fais. Comme je te l’ai dit avant, je prône l’ouverture dans tous les domaines, et j’aime bien mélanger les styles, donc ça se ressent forcément dans ma musique.

 

C: Tu écoutes du rap ? Quels artistes ? Et dans les récents ?

D: J’écoute beaucoup de rap, même si pendant certaines phases, je vais plus écouter d’autres genre musicaux, mais j’y reviens toujours. En américain, ça peut aller de Tupac, Biggie, Nas, Wu Tang pour les plus anciens, à Eminem, l’incontournable, ou Kendrick, Kanye, Vince Staples, Ty Dolla Sign, Drake ou Joey Badass pour les plus récents. Et en français, ça va des classiques, IAM, NTM, Solaar, la FF, Fabe que je trouve incroyablement fort, Oxmo, Lino ou encore Booba pour ceux de l’époque à Youssoupha, Orelsan, Nekfeu, Gael Faye (de Milk Coffee & Sugar) qui est trop peu connu mais très fort, Kery James qui est un ancien mais toujours là, Nemir, Vald, Georgio, Deen Burbigo, Kacem Wapalek, Dooz Kawa… il y a une tonne des très bons artistes, mais ce n’est généralement pas ce qui est médiatisé à grande échelle, (ce que je dis d’ailleurs dans “Click Click Boom”) même si maintenant avec internet on peut les découvrir plus facilement, pour peu qu’on fasse un petit effort de recherche.

 

C: Tu sors ton nouvel EP et ce clip qui a fait un p’tit buzz sur le net réalisé par un américain. Peux tu nous parler du clip et du projet ?

D: La création de l’EP est partie de la rencontre avec le beatmaker Lukas, à l’été 2014. On s’est fait écouter ce qu’on faisait mutuellement, on a kiffé, on avait une vision assez similaire de l’art en général. Il m’a fait écouter une tonne de prods, parce que c’est un mec ultra productif, j’ai fait une sélection puis j’ai commencé à écrire début 2015. Au début de l’été j’avais fini de l’écrire, mais jusqu’à ce qu’on aille en studio pour enregistrer, puis le mixer et le masteriser, ça a pris un peu de temps. Entre temps je suis allé vivre quelques mois à Paris et j’ai habité en coloc’ avec un jeune réalisateur américain super créatif, dans l’optique de créer quelque chose ensemble. Quand on a fait une écoute de l’EP avec lui, il a flashé sur click click boom, il avait tout de suite pleins d’idées, et on a décidé de clipper celle-là ensemble. Il avait un projet ambitieux pour nos très maigres moyens, mais cette motivation extrême m’a plu et on a fini par y arriver, même si c’était vraiment difficile vu tout ce qu’on voulait faire, notamment filmer une scène de braquage à Paris, cagoulé et avec une arme factice, en plein état d’urgence, ou encore rapper tout un couplet dans une voiture en feu.

 

C: Peux tu nous développer un peu ta rencontre/relation avec Lukas et qu’est ce qu’il apporte dans votre collaboration ?

D: Lukas, c’est le beatmaker du projet, c’est lui qui compose toute la musique de tous les morceaux. Et j’ai toujours trouvé qu’on n’accordait pas assez d’importance aux beatmakers, alors qu’ils font une grande partie de la magie des sons, même si depuis quelques années c’est en train de changer un peu. Donc comme c’était le seul compositeur du projet, et moi le seul auteur-interprète, j’ai insisté avec lui pour que l’EP et tous les sons sortent sous nos deux noms d’artistes ensemble. On s’apporte du boost mutuellement, on échange sur à peu près chaque détail de nos sons, que ce soit le flow, la musicalité, le mix de certains instruments, et surtout une énergie positive et créatrice qui nous pousse à en faire toujours plus et le mieux possible.

 

C: Quels sont tes projets à venir et tes attentes au niveau artistique ? (collaboration, etc.)

D: J’avais sorti un premier EP en juin 2016 avec les beatmakers Odiwan Freenobi, qui s’appelle Divagations, l’EP avec Lukas devait sortir fin 2016, mais sortira début 2017 parce qu’on a eu des délais avec le mastering, même si ça fait un petit moment que c’est enregistré, et pour le reste de l’année 2017, je vais préparer un autre EP avec un pote qui a déjà taffé avec moi en tant qu’ingé son, et qui compose aussi, et je vais essayer de trouver le plus de dates de concert possible pour faire connaître ma musique à plus de monde et pouvoir la partager directement avec les gens, parce que c’est grâce au partage qu’on évolue.

 

À propos coze

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

x

Check Also

Le Comité des Fêtes de la ville de Saverne, en partenariat avec la ville de Saverne, et en coréalisation avec Produc’son renoue avec les grands spectacles d’été et présentera ainsi du 19 au 28 juillet (relâche les 23 et 24 juillet) une fresque historique trilingue : Si Saverne m’était contée.

Si Saverne m’était contée : une fresque historique trilingue sous forme de spectacle son, lumière et mapping

Le Comité des Fêtes de la ville de Saverne, en partenariat avec la ville de ...