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Léontine Soulier – Soulier crayons, la Page !

C’est un tout petit bout de femme qui nous fait l’honneur d’orner la couverture de ce numéro d’octobre. Consciencieuse et souriante, sa gentillesse se ressent dans ses œuvres, bien qu’elles ne soient parfois un peu polémiques. Léontine, c’est une jolie petite blonde qui aime transgresser les tabous, avec talent et subjectivité, le tout en couleurs. Focus sur cette artiste aux coups de crayons vieux comme le monde.

Leontine Soulier

Toute petite, Léontine était déjà attirée par le travail manuel, bien que sa famille ne soit pas artistique pour un sou. Elle était bricoleuse, du genre à créer son propre petit catalogue de mode, et à confectionner des vêtements pour ses poupées Barbie. Elle a donc décidé d’écouter son cœur, et de faire des études d’arts plastiques, n’en déplaise à ses parents. Une envie de création qui a payé, puisque notre artiste du mois s’est ensuite spécialisée en multimédia, avec un projet de film d’animation pour sa fin de master et un progrès fulgurant dans le dessin. Léontine nous livre avoir mis du temps à prendre confiance en ses traits, mais là ça fait bel et bien un an qu’elle ne fait plus que ça. Jour et nuit. Le déclic ? Son projet de livre qui a séduit les internautes sur un site participatif. Un livre de métaphore amoureuse, avec une vingtaine de phrases illustrées, qui a véritablement lancé sa carrière.

Mais c’est qui Léontine Soulier ? Et bien c’est son nom d’artiste. « Mon vrai prénom ne me va pas. J’aime bien les vieux prénoms, avant je me faisais appeler Désuète ! J’aime beaucoup l’ancien, et je dis soulier plutôt que chaussure, d’ailleurs » dit-elle, le sourire aux lèvres. Un nom d’artiste original mais crédible : bon nombre de Strasbourgeois pensent que Léontine Soulier, c’est sa vraie identité. Pari réussi !

Son travail

Léontine a fait beaucoup de séries sur les femmes, peut-être parce qu’elle voulait extérioriser ce qu’elle a au fond d’elle. Sur les contes aussi, puisqu’elle affectionne tout particulièrement cette double lecture que l’on peut avoir quand on ouvre ce genre de livre. Mais depuis peu, elle aime également travailler sur le sujet des enfants, ces petits qui n’ont aucun tabou. « Je trouve ça à la fois mignon et horrible, et ça me convient, je suis toujours entre l’adorable et le malsain » explique-t-elle. Une dualité souvent borderline, sans que ça ne se voit au premier coup d’œil, voilà son crédo. Un exemple ? Une série sur les menstruations, un sujet pas très glamour et pourtant très concernant. Même Courrier International l’a compris !

Côté techniques, elle est très crayons de couleurs, et quelques fois feutres, aquarelle et encre. Pour l’instant, ses illustrations et ses gifs animés sont très personnels, mais elle est fin prête à répondre à toutes sortes de commandes et opportunités qui se présenteraient.

Ses inspirations ne se limitent pas qu’à des personnes, mais surtout à des lieux : « un de mes endroits préférés, c’est la Place du Château. J’aime m’y poser, pour dessiner les gens qui y passent. Je peux rester des heures dans la rue, à attraper des bribes de conversation, j’aime bien cette idée d’être quelques secondes dans la vie des gens sans qu’ils ne s’en rendent compte » confesse-t-elle.

Un secret qu’elle partage volontiers, puisqu’il est souvent source d’inspiration de ces dessins, tout comme… ses rêves. Des œuvres qui peuvent être réalisées en une dizaine de minutes, très compulsivement, ou qui peuvent prendre beaucoup plus de temps, « selon le fond du travail ».

Léontine a toujours travaillé seule, mais n’a rien contre les collectifs : elle attend juste de tomber sur les bonnes personnes. Même refrain pour les ateliers : actuellement bosseuse fonceuse de chez elle, elle réfléchit à un espace de création et de partage, où pourrait naître une certaine émulsion.

Ses actualités

Depuis début septembre et jusqu’en novembre, Léontine expose une partie de ses illustrations originales, mais aussi quelques livres et goodies, à la nouvelle boutique de créateurs rue Saint-Madeleine. Dans quelques kiosques, on peut retrouver certaines de ses œuvres dans le fanzine Errratum – oui avec trois R ! –, numéro 11. Sinon, dans les cartons, notre artiste du mois a deux livres : une petite comptine amoureuse de cinq-six pages, mais aussi une histoire personnelle, sur un sujet important et concernant, destinée aux adultes comme aux enfants. Tout est dans la chute de l’histoire !

LA COUV VUE PAR L’ARTISTE :

Jardinage pornographique. Rassemblements d’éléments courants dans mon travail. Rencontre corps, fluides, nature lors d’un flânage particulier dans les montagnes une après-midi de printemps.

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TEST DU TAC AU TAC

Ta série TV du moment ? Wayward Pines

Ta plus grande phobie ? J’ai eu un moment très peur du vide mais ça, ça va mieux

Ta musique que tu écoutes en secret car tu en as un peu honte ? Wannabe des Spice Girls

Son petit tic ? Je touche beaucoup les choses, parfois je touche même les murs quand je les longe, mes amis trouvent ça flippant

Site : leontinesoulier.com

 

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