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Nemo Propheta de Jean-Daniel Salvat accompagné des sculptures de Till Augustin

Du 3 au 30 juin 2016
Vernissage : jeudi 2 juin à partir de 18h30

Sur les traces de Simon Hantaï
La dialectique du peint et du non peint, sur les traces de Simon Hantaï. (artiste franco-hongrois 1922 – 2008)
Dans cette nouvelle série Jean Daniel Salvat expérimente la nature même de son matériau de prédilection depuis près de vingt ans : le vinyle.
En utilisant de la peinture à base aqueuse sur le plastique, le peintre tente un monochrome et se faisant, tout d’un coup, sans prophétiser de résultat (d’ou le nom de la série Nemo Propheta), des réserves de blanc apparaissent par évaporation et incompatibilité des matériaux.

Jean-Daniel Salvat :
« Ce que je donne à voir, c’est en fait le support sur lequel j’applique la peinture, du vinyle transparent, au verso duquel je peins… Je n’utilise donc pas la transparence en tant que telle, comme par exemple certaines pièces conceptuelles de Dezeuze qui dévoilent le châssis. Mon parti pris étant d’utiliser la transparence pour aller vers un résultat à l’aspect immatériel. »
Interview d’Elizabeth Couturier – France Culture

La peinture se faufile entre les vides comme une sorte de contradiction naturelle entre support et surface, sorte d’intention avortée à même la couleur où le fond devient forme, le terrain du non peint.
A peine des monochromes donc dans un agencement naturel entre absence et présence, un malaxage entre l’intentionnel et l’inintentionnel.
La main est presque absente, la méthode est prépondérante, une équivalence entre blanc et couleur, couleur qui concède au blanc, devient une tolérance au blanc. La peinture de Salvat est une sorte « d’affaire en cours » qui se serait figée là quand d’une certaine manière le peintre se retire.
Notion de durée, de mémoire finalement qui laisse les intentions se faire dévorer par leurs vulnérabilités et c’est peut être là l’épreuve que traverse cette peinture.
Mais n’est ce pas son destin quand on la dit après tant de siècles, moribonde et finalement presque morte?

Radial Art Contemporain
11b Quai de Turckheim, 67000 Strasbourg
www.radial-gallery.eu

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