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Le roi des ballons – Mon royaume pour un crayon !

Graphiste. Illustrateur. Rêveur. Ce sont trois mots qui définissent parfaitement notre artiste du mois de mai, qui s’est fait une joie inconditionnelle de réaliser notre couverture. Véritable magicien du réel et de l’imaginaire, Gregory, plus connu sous le nom , Le Roi des Ballons, est un as du crayon. Sa sympathie légendaire et sa joie de vivre s’en ressentent dans ses croquis, dessins sublimés par les plus belles couleurs. D’ailleurs, c’est même lui qui nous en fait voir – de toutes les couleurs – dans cette interview vérité !

leroidesballons

Déjà tout petit, Gregory baignait dans l’huile de lin et l’essence de térébenthine, à regarder son père peindre le week-end, son plaisir d’ouvrier au repos. En fait, il a toujours voulu dessiner et rester dans un imaginaire : « comme dans les dessins animés était une phrase qui revenait souvent chez moi ! » confesse-t-il. Et en grandissant, cette passion pour le dessin, le théâtre aussi, ne l’a finalement jamais réellement quitté. Et ce, même à travers les frontières régionales ! Notre artiste du mois rentre au lycée à l’Ecole Supérieure des Arts Appliqués et du Textile, à Roubaix. Là-bas, il y passe ses années lycée qu’il qualifie d’insouciantes : « j’aurais mieux fait de bosser dur pour entrer en DMA film d’animation, mon rêve secret oublié » lance-t-il. Ensuite, notre nordiste enchaine avec une année d’Histoire de l’Art, « où j’ai plutôt passé une année à rencontrer l’Autre à la cafétéria de ma Fac » et un passage à Saint- Luc pour finir par m’installer dans une école d’Art à Cambrai. Les rencontres y seront déterminantes : il y côtoie notamment Gilles Bachelet dont le travail d’illustration inspire notre artiste du mois. Comment s’appelle-t-il d’ailleurs ?

Le Roi Des Ballons, nom d’artiste original mais à la signification propre. Et Gregory nous confie ça à la manière d’un livre ouvert… « Tout a commencé lorsque j’ai rencontré à Paris, où j’ai (sur-)vécu deux ans, Matthieu Dortomb, un photographe hors pair, un magicien de la couleur et de la magie. On a fait une séance photo et c’est alors qu’il m’a fait porter un bouquet de ballons colorés… L’œil à travers l’objectif de son 6×6, il a dit ces mots : « attention, voici venu Le Roi Des Ballons! » ça m’a plu et c’est resté ! » Quatre mots à la consonance légère, qui n’est pas sans rappeler l’oxygène et le coloré. Le côté royal par contre, il préfère juste éffleurer le sujet : « c’est un coup à en perdre la tête ! » s’amuse-t-il.

Son travail

Notre Roi des Ballons est un fervent adepte du crayon, du criterium, et du papier, des vieux aux beaux en passant par le bristol et celui à grain. Le coup de crayon est une étape nécessaire pour lui, au point d’avoir « un foisonnement de croquis qui ne demandent qu’à être finalisés en peinture ou à l’encre ! »
Bien qu’il ait toujours privilégié le noir et blanc, il tente depuis peu la couleur. « J’en ai fait sa connaissance récemment et on est devenus amis ! »
À la frontière du réel et de l’imaginaire, il aime beaucoup travailler sur des histoires et des contes. Ses œuvres sont souvent axées sur des personnages, des abimés, des pas-pareils . « il y a toujours un truc dans leur regard qui raconte…c’est ça ! Il faut que ça raconte… » s’explique-t-il.
Petit oiseau de nuit, il crée plutôt le soir, « lorsque l’enfant est couché » ironise-t-il. Et c’est dans ce silence et isolé que naissent ses plus belles images !

Côté inspirations, notre artiste printanier ne sait plus où donner de la tête : « ça va de Egon Schiele à Navette en passant par Benjamin Lacombe, Os Géméos, Ryohai Hase, Inti, Etam Cru, Brusk, Ar Deco (je continue?) au cinéma, aux vieilles imageries en gravure de Dürer ou encore à la nature. » Liste non-exhaustive, vous l’aurez compris !

Pour les clients, Gregory a des demandes très éclectiques. Il a réalisé des affiches pour des compagnies de théâtre, s’est occupé des plaquettes pour la Maison du Fromage à Munster et a aussi travaillé quelques années pour l’Almanach des grosses têtes chez Michel Lafon : « les petits dessins en noir et blanc, non signés, c’est moi ! » Sinon, vous avez sans doute croisé son coup de crayon au Graffalgar, Chambre 410. En réalité, le Roi des Ballons n’a pas de clients types, ce sont juste des histoires de rencontres artistiques et humaines, des défis personnels et des aventures auxquelles il croit. Philosophique !

Ses actualités

Plus qu’une petite dizaine de jours pour retrouver notre Roi des Ballons à la Médiathèque de Mundolsheim, avec une exposition sur le thème « contes et légendes du Brésil. »
Dans les cartons aussi, une envie de démarcher des maisons d’éditions pour la jeunesse et de finir une cage d’escalier au Graffalgar, qui l’attend sagement. Gregory a des envies altruistes aussi, puisqu’il souhaiterait exposer encore et encore, et pourquoi pas en collectif. Sinon, une œuvre dans les rues de Strasbourg, en peinture, trotte dans un coin de sa tête, tout comme des projets de livres-disques !
Des tonnes de projets donc, dont un qui s’est finalement réalisé : « j’aimerais illustrer la couv’ du Coze magazine, ah bah non, ça c’est bon ! » conclut-il,sourire aux lèvres.

TEST DU TAC AU TAC

->Ta série TV du moment ?
Twin Peaks (je sais, ce n’est pas de toute jeunesse) et Following.

->Ta musique que tu écoutes en secret car tu en as un peu honte ?
La Bo du Bossu de Notre Dame et, la Bo de Pocahontas (et encore…est ce que j’en ai honte?)

->Ta plus grande phobie ?
Les longs couloirs sombres et sans bruit.

->Ton petit tic ?
Quand je dessine, il semblerait que je recule souvent mon regard de quelques centimètres, je pivote vers la gauche, vers la droite, je me rapproche, je passe un coup de main sur le dessin et je reprends…

->Un souvenir d’enfance ?
La colle Cléopâtre et un parc d’attraction dans la forêt de Phalempin (59) (que je me plaisais à appeler Tétanos Land tant les manèges à faire fonctionner soi-même étaient rouillés et sur le point de s’effondrer.)

Couv vue par l’artiste:

Le Curupira est un esprit de la forêt brésilienne. J’ai fait sa connaissance lorsque j’ai commencé à travailler sur mon expo en cours à la médiathèque de Mundolsheim.
Il défend la nature en trompant ceux qui souhaite abimer la forêt ou tuer les animaux qui y vivent… Il les punit en les embrouillant ou en leur semant des pièges.
Ici je voulais travailler l’illustration de ce Curupira comme on pouvait voir de vieilles gravures dans les bestiaires animaux ou fantastiques. J’aime jouer sur des papiers différents, sur des supports salis ou vieillis, travailler sur le rapport illustration/suppport.
J’ai aimé travailler en couleur légère et au café et c’est cette direction graphique que je vais pousser sur mes prochains projets. A suivre !

Site internet :
www.leroidesballons.com

couvmai

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