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François Rohr – Entrez dans le labyrinthe!

C’est bien au chaud dans un café strasbourgeois, un matin, que l’on a rencontré notre artiste du mois. Autour d’un petit déjeuner bien copieux, il nous a livré son parcours, ses états d’âme et ses projets. Graphiste aux multiples facettes, François Rohr est sympathique, talentueux et respire la bonne humeur. Alors quoi de plus normal qu’il nous fasse l’honneur de cette couverture tarabiscotée ? Coze promet de vous emmener dans son univers aux mille chemins, mais à unique sortie !

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Depuis tout petit, notre artiste du mois aime manier le crayon. Et depuis son plus jeune âge, il s’essaye aux labyrinthes, son péché mignon. « J’aime beaucoup leur côté complexe et graphique. On dirait un cerveau ou un tube digestif géant, et puis à faire, c’est très mécanique et reposant » explique-t-il, en tartinant son pain du matin.

Avec un baccalauréat scientifique en poche, François s’en va finalement en STAPS, pour être diplômé en licence activités physiques adaptées. Mais il ne se voit pas travailler dans ce domaine, et fait alors une remise à niveau à LISAA dans l’idée d’intégrer l’école d’architecture derrière. C’est dans cette école à deux pas de la gare qu’il découvre le BTS communication visuelle, qui lui vaut une place à l’IUT d’Haguenau, pour la licence techniques et activités de l’image et du son. Et c’est après un stage très productif dans un studio de graphisme à Bruxelles, qu’il fait son retour à Strasbourg, à son compte, en freelance, avant peut-être d’intégrer un studio à l’avenir, « tout dépend des opportunités », ajoute-t-il.

Comme beaucoup de graphistes, François Rohr a choisi de garder son identité propre, plutôt que de s’inventer un nom d’artiste. Se définissant comme graphiste-illustrateur « et bricoleur » (rires), notre artiste du troisième mois de l’année n’aime pas se ranger dans des cases : il travaille aussi bien avec des particuliers, de l’institutionnel que des associations. Côté privé, on peut retrouver sa patte dans le milieu culturel, avec notamment son travail graphique pour La Kulture, nouveau bar strasbourgeois, mais aussi pour Sucre-Lent, pour qui il réalise les visuels des douze événements de l’année.

L’éclectisme faisant foi, François Rohr travaille également pour des clients très différents : agence immobilière, domaine de la santé, photographes, restaurateurs, ou encore jeunes auto-entrepreneurs. Les boutiques de vêtements ne sont pas en restes , on peut retrouver le talent de François dans la marque Trône, pour qui il a notamment réalisé des visuels. Comme pas mal de jeunes graphistes en freelance, le maître-mot de son quotidien reste le bouche-à-oreilles, meilleur moyen de trouver des clients, de signer des contrats.

Son travail

Côté techniques, François a pour habitude de s’essayer sur le papier avant d’en venir à l’ordinateur « pour avoir au moins une esquisse, même si mes créations sont de plus en plus géométriques et radicales » explique-t-il. Adepte de la suite Adobe, il utilise surtout le logiciel Illustrator, pour « le dessin vectoriel ». Travaillant chez lui le plus possible, on peut tout de même le retrouver à la bibliothèque des facs, pour les périodes de gros rush.

Très communicant, notre graphiste du mois débrief beaucoup avec ses clients, non pas par mail mais de visu : « j’aime bien travailler en direct avec la personne. Ça dépend du laps de temps, mais je fais toujours des rendez-vous physiques et répétitifs. Il m’en faut au moins un au début, et un autre intermédiaire pour juger l’avancée ». Petit oiseau de nuit, François Rohr a dû apprendre à travailler la journée, pour s’adapter au rythme des clients. Sinon, il évite de créer devant la télévision, beaucoup trop parasite pour lui, mais n’hésite pas à mettre de la musique oppressante pour se booster.

Niveau inspirations, il reste impressionné par les œuvres du belge Wim Delvoye, artiste-plasticien. Mais en vérité, il s’inspire de tout ce qui l’entoure : « je regarde énormément d’images sur internet, les publicités, enfin tout ce qui arrive à mes yeux me donne des idées. Je suis également beaucoup de sites de graphisme, pour me faire une idée de ce qui se fait dans le genre. »

Ironie du sort, notre artiste du mois est… daltonien. Pour lui, le vert et le rouge mais aussi le bleu et le violet ont des nuances bien plus ternes que le commun des mortels. Et c’est d’ailleurs pour ça qu’il travaille souvent en bichromie !

Ses actualités

Pas de doute, François Rohr reste à disposition de l’association Sucre Lent et du bar La Kulture pour l’année à venir. Sinon, il enchaîne les petites missions en parallèle avec différents clients. Mais le projet 2016 reste une exposition à réaliser, dans un futur plus ou moins proche, avec des œuvres beaucoup plus personnelles – on parie sur les labyrinthes ? dans un lieu pas encore défini. A bon entendeur…

TEST DU TAC AU TAC

  • ta série TV du moment ? Les Simpsons, ou aussi Les routes du bout du monde sur France 5 ?
  • ta plus grande phobie ? Tes questions (rires)
  • ta musique que tu écoutes en secret car tu en as un peu honte ? Ozone, mais le clip est vraiment classe !
  • ton petit tic ? J’en ai pas qu’un : je rougis facilement, que ce soit parce que je suis timide ou que je bois trop de bières (rires). Mais aussi, je range tous mes trucs de façon alignée : c’est une déformation professionnelle, à la limite de la névrose !

La couv’ vue par l’artiste :

J’adore les labyrinthes, j’ai commencé en quatrième, c’est ce que je faisais le plus et je le fais toujours. Alors par rapport à Coze ça se goupille bien, surtout dans l’esthétisme. Ensuite, chacun y trouvera la signification qu’il voudra. Et pour les couleurs, elles sont très complémentaires, je les travaille souvent. Les lettres Coze ? Elles complexifient la chose : je trouvais ça intéressant de le mettre en avant

Site : francoisrohr.com

 

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À propos coze

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