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Valérie Etterlen – La Femme aux Animaux

A la fois douce et pipelette, notre artiste du mois ouvre le bal des féminines pour cette année 2016 . Alsacienne de souche séduite par l’art et les animaux, au fil du temps, Valérie Etterlen exprime tout ce qu’elle a en elle à travers ses œuvres impressionnantes. Sincère et délicate, elle est capable de représenter des animaux décharnés avec beauté et aisance. Focus sur cette jeune artiste aux multiples facettes.

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Contrairement à la plupart de nos artistes déjà présentés, Valérie n’est pas tombée dans la marmite de l’art quand elle était petite. « L’art n’est pas du tout familial, ce n’était pas dans mon éducation » résume-t-elle. Effectivement, elle rentre dans son premier musée à l’âge de 13 ans, et finit par prendre la voie de l’art à la fin des années collèges : « je ne voyais que ça, la science c’était improbable, les langues ça n’était pas mon fort, et puis il restait la musique ou… les arts plastiques » annonce-t-elle, sourires aux lèvres. Après, notre artiste du mois s’engage donc dans un bac option arts plastiques, pour ensuite enchaîner sur des études d’arts appliqués à Montpellier, pour finir aux Beaux Arts de Nîmes. Valérie part ensuite pour Bordeaux faire un Dut métier du livre, pensant, à tort, que ce domaine aurait plus de débouchés. Mais toutes ces expériences porteront finalement ses fruits, puisque Valérie revient à Strasbourg pour reprendre en main sa vie d’artiste. Exposition pour l’inauguration du studio Kawati au Port du Rhin, pour décorer les murs de What The Cake, pour la galerie Continuum, mais aussi pour Art 67 et autres lieux en tous genres : la carrière de Valérie est lancée. Et on adore ! Avec un nom d’artiste qui n’est autre que son vrai patronyme, Valérie Etterlen s’est pourtant posé la question d’un éventuel nom d’artiste de substitution, « mais mes œuvres sont tellement personnelles et sincères, que je ne me voyais pas créer un personnage. » Un surnom aurait été une invention totale, loin d’elle et de son fort intérieur.

Son travail

Sans aucun doute, son sujet de prédilection reste l’animal. Influencée et intéressée par les cabinets de curiosité du XVIème siècle, sorte de salons privés où étaient entreposés des objets inédits, Valérie a surtout commencé avec des portraits d’animaux. Et grâce à ses études documentées en amont et à ses nombreuses visites dans les musées d’histoire naturelle, notre artiste du mois peut exprimer son art, influencé par toutes ses nouvelles connaissances scientifiques. « Quand on crée quelque chose, on est toujours soumis au monde dans lequel on vit. Ce qui nous entoure alimente mon travail » résume-t-elle justement.
Influencée par Dürer et toute la période de diffusion du savoir, mais aussi par l’art contemporain, Valérie a des projets plein la tête. Notamment, elle compte dessiner des animaux bien plus écorchés, « entre l’abstraction et l’ultra figuratif ». Plus simplement, elle aimerait par exemple utiliser l’idée des œuvres de Jean Simeon Chardin, ces natures mortes d’animaux de chasse suspendus dans une cuisine, pour les prendre métaphoriquement, ouvrir ces animaux, en faire quelque chose d’encore plus profond, qui rappelle les hommes et leur intériorité. Et c’est sans compter l’envie de faire du plus grand format, et de pourquoi pas intégrer de la peinture, comme de l’acrylique. Ah ses techniques, parlons-en d’ailleurs !
Notre artiste féminine de ce début d’année utilise surtout l’aquarelle et les stylos à mine ultra fine, pour pouvoir faire de la couleur, avec beaucoup de noir. Travailleuse noctambule, elle a ses habitudes bien à elle : France Inter ou France Culture, dans son petit atelier, en solo : « sauf les moments où je dessine des yeux, là, généralement, il me faut le silence total pour être vraiment concentrée » Un rituel personnalisé pour des œuvres réussies !

Actualités

Côté actualités, elle vient tout juste d’acquérir un atelier, qu’elle partagera avec une illustratrice iranienne, pour au moins une année. On retrouvera Valérie au mois de mars, pour une exposition à Mittel’Art, avec une particularité : « on sera avec d’autres artistes sur une estrade, à dessiner devant le public ». Mais aussi à la biennale de Thann, en avril. Sinon, elle continue sa collaboration avec le groupe strasbourgeois Yurodivy, et ne va pas tarder à travailler en volume, se tourner vers la sculpture tout en gardant son côté graphique. Et on n’oublie pas les avancées technologiques, avec un site internet tout beau tout neuf !

TEST DU TAC AU TAC

  • Ta série TV du moment ? Fargo.
  • Ta plus grande phobie ? Le vide.
  • Ta musique que tu écoutes en secret car tu en as un peu honte ? Les Wham! (le premier groupe de George Michael), ça donne la pêche.
  • Ton petit tic ? Je mange tout le temps l’intérieur de mes joues…

La couv vue par l’artiste : 
« Pour cette couverture, il s’agit d’un dessin faisant partie de la série « Les Décharnés » et un clin d’œil à un autre lièvre que j’ai réalisé lorsque j’ai commencé à faire des expositions »

Site : valerieetterlen.com

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