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AD LIBIDO

Du 19 février au 3 avril 2016.
Vendredi 19 février, vernissage « AD LIBIDO » avec une performance de Luna Moka (effeuilleuse burlesque) et une performance de Nallan.

« La sexualité fait partie de nos conduites. Elle fait partie de la liberté dont nous jouissons dans ce monde. La sexualité est quelque chose que nous créons nous-mêmes, elle est notre propre création, bien plus qu’elle n’est la découverte d’un aspect secret de notre désir. Nous devons comprendre qu’avec nos désirs, à travers eux, s’instaurent de nouvelles formes de rapports, de nouvelles formes d’amour et de nouvelles formes de création. Le sexe n’est pas une fatalité ; il est une possibilité d’accéder à une vie créatrice. »
Michel Foucault, Dits et Ecrits, Tome IV, texte n° 358.

Cette fois-ci sur cette exposition, pas de prérequis, de problématique/thématique, simplement cette citation de Foucault qui pose, au Séchoir, un espace ouvert dans lequel chaque artiste s’expose et dit de lui quelque chose d’intime sur son rapport à la sexualité et par-delà, à la création. Exprimer des choses sur la sexualité aujourd’hui est une manière de répondre à la négation du désir par les extrémismes religieux ou politiques, et les injonctions sociales qui y sont liées. Se bousculer soi-même, s’exposer aux autres, « sexe-poser » aux autres, c’est résister. Sans tabou, porno ou pas, genrée ou pas, vous découvrirez une sexualité dans plein d’états. Vous y verrez des différences, des accointances, vous y verrez des sexes, des amours, des désirs. Vous vous y verrez ou pas. Vous y trouverez du plaisir, le vôtre, ou pas. En tout cas, vous en sortirez pour rentrer chez vous, en vous, pour vous interroger sur votre propre sexualité. C’est le but. Se laisser caresser par un souffle de liberté partagée.

ARTISTES exposants

->André MAÏO – E-conne
Sans le besoin, pas de femme ? Ou sans la femme, pas de besoin? Représentation de l’Éros, figure féminine figée, engageante. Désir de contrastes qui mettent en forme. Plaisir esthétique d’un reflet originel, ardent, pulsionnel et inné. Chaste passion néanmoins.

->Barbara FARINA – L’étincelle du désir I, II.
2 tableaux, même illustration, technique différente. – L’étincelle du désir. – L’étincelle du désir II. C’est le désir qui nous conduit au plaisir. Mais quelles sont les clés qui déclenchent en nous la chimie sauvage du désir ? Celui-ci est le sujet des œuvres présentées pour l’exposition « AD LIBIDO ». Ces deux toiles qui représentent le même sujet sont peintes avec deux méthodes différentes : la premier est peinte à l’huile sur bois, la deuxième peinte avec des couleurs acryliques et fusain qui préservent la fraîcheur un peu brutale de l’inachevé. À vous de découvrir laquelle vous séduira le plus !

->Delphine GUTRON – Estampes Série de 5 eaux fortes.
Tirage à 2 exemplaires. Le format des estampes incite le visiteur à s’approcher, réduisant ainsi la mise à distance « muséale » afin de proposer un échange intime. Le spectateur prend part au déshabillage visuel des corps et peut se laisser attirer par la proposition en se rapprochant pour « rencontrer » les estampes au plus près. Les corps ne sont pas identifiables car morcelés et fantasmés. Des fragments choisis, entrevus, sexués par des accessoires qui peuvent mettre l’érotisme, artificiel, en avant, dans un face à face coquin avec l’observateur. Un jeu renouvelable à loisir selon la volonté de chacun, libre de partir ou de renouveler la relation. Le tirage à deux exemplaires (1/2 et 2/2) participe à l’intimité et au caractère symbolique de l’échange proposé.

->Sandrine BRINGARD – Raccords F/M Cette sculpture-installation est constituée de formes PVC, coudes, tés culottes et tubes utilisés pour le transport des fluides. Habituellement sous terre et non visibles ici, ils sortent et reposent au sol comme des hauts fourneaux. Tout ces éléments autonomes s’emboîtent de manière ludique comme un puzzle grâce à leurs parties mâle et femelle et composent une et même structure. Il s’agit de deux corps en plein acte sexuel, c’est un échange de flux qui les traversent pour ne former qu’un.

->NAllAN (Allan BARRAULT) – Lartrabite. Photoshop / impression numérique / papier.
– L’arbre généalogique se dessine avec un acte sexuel ; il est parfois vecteur de plaisir intense qui transcende nos racines jusqu’à en exalter sa plus belle sève. J’ai représenté ici une facette de ma libido qui pousse, qui grandit et qui durcit sans aucune limite. J’ai donc pris en photo mon pénis sous plusieurs angles. J’ai ensuite détouré, modifié et dupliqué ces photos pour en composer un arbre… Larbrabite.

– Graines de peau. Formes en grès émaillé. Lorsque des corps se touchent, en réalité, dans l’infiniment petit, ils ne se touchent pas. Ce sont des poussières d’énergie qui copulent dans un élan électrique et tournoyant. Ils se rejettent aussi vite qu’ils s’épousent. Ils créent une vapeur où chaque goutte est une graine de peau contenant un microcosme fusionnel. J’imagine ces particules vivre, danser, vibrer à la moindre excitation, à la plus intense des caresses pendant l’acte d’amour. Ce même acte qui, à terme, les souille d’une liqueur libidinale. Pour matérialiser cela, j’ai tourné en grès des bosses aux formes érotiques. J’ai ensuite posé en relief des gouttes de barbotine (à la poire). J’ai dégourdi, puis envoyé des giclées d’émail sur le tesson, enfin, j’ai cuit à maturité ma production. – Rituel messianique . Performance. Tourner des formes érotiques, dans le plus simple appareil, dans la vitrine ronde du Séchoir

->Sandrine STAHL – Désirs Vidéo projetée sur un voilage suspendu.
Ma vidéo est une allégorie de ce sentiment irrationnel, flou, source de troubles, de plaisirs convoités et de vie. Le désir non pas, comme l’approchait Platon, obstacle à la liberté. Au contraire, nos désirs en deviennent son symbole. Je me place ainsi dans une vision positive du désir à l’instar de Deleuze, Nietzsche ou Spinoza. Le désir en tant qu’essence de toute chose, tel le moteur pour continuer à exister que l’on trouve en chaque être vivant. Désirs, chacun le sien ou les siens, charnels comme ici ou pas,sexués ou pas, mais moteurs de la vie et de la création.

Vendredi 26 février à 19h.
Concert de Jérusalem in my hearth (musique et images super 8) dans le cadre du festival GÉNÉRIQ.

Samedi 19 mars à 17h.
Rencontre avec André Lozano aka Loz, projection vidéos et discussion. André Lozano est un artiste français, connu sous le pseudonyme de « Loz », intervenant dans de nombreux registres artistiques : art en ligne, arts plastiques, photographie. Il a collaboré en 2006 avec Thierry Fontaine et Elli Medeiros, sur le Hurloir, un projet où il développe une inversion des flux de l’information (à l’aide d’un stream radio) du sud vers le nord, c’est-à-dire qu’il met en relation sonore deux endroits éloignés du globe, comme Paris et Montevideo ou Genève et Erevan. Ce projet a été présenté au musée d’Art Moderne, au Palais de Tokyo et dans plusieurs festivals. Son travail se base surtout sur la diversité et le partage. Loz met à disposition des espaces et des dispositifs dynamiques pour encourager l’interactivité et le travail collaboratif, aussi bien sur Internet (avec Provisoire.net) que dans la réalité (exposition « En Marge »), il est un précurseur des plateformes de socialnetworking.

Samedi 2 avril à 16h30.
Conférence de Patricia Legouge, docteure en sociologie, Faculté des Sciences Sociales de Strasbourg. « Au-delà de savoir ce que font les individus, seul, à deux ou plus, dans leur chambre ou ailleurs, que nous apporte la sociologie de la sexualité ? En cheminant sur l’histoire de ce champ de recherche, en passant par les travaux de Gagnon, Foucault et les enquêtes les plus récentes, la sociologie révèle la dimension fondamentalement construite de la sexualité humaine, sa mise en musique. Si elle la désenchante, la désacralise, elle ouvre aussi de nouvelles pistes de réinvestissement des corps et des esprits. »

Le Séchoir
25 rue Josué Hofer 68100 Mulhouse
www.lesechoir.fr

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