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Bartosch Salmanski – De l’autre côté de l’objectif…

On a toujours tendance à trop s’étaler, dans la vie. Pourquoi toujours faire compliqué quand l’on peut tout simplifier ? Pour ce numéro de novembre, Coze a choisi d’aller droit au but, et de donner carte blanche à un artiste qui lui est cher. Le suspens a assez duré, ce numéro lève le voile sur le travail de notre photographe préféré, celui qui vous offre tous ces beaux clichés tout au long de l’année. Pleine focale sur Bartosch Salmanski, alias M4tik, grand gaillard au grand cœur, et à la gâchette facile !

Capture d’écran 2015-10-27 à 17.07.47

Très tôt, Bartosch a eu accès à un ordinateur et aux joies d’internet. Vers 1995, après avoir gribouillé des graffitis pendant toutes ses années lycée, il s’intéresse réellement à la retouche photos, à la typographie et au design graphique. Autodidacte, il pratique alors déjà Photoshop et reste bloqué devant Deviantart, avec des tutoriels récupérés sur la toile. Vers 1999, notre artiste du mois commence à prendre des photos, des textures, et à les retoucher. Les années 2000 sont un véritable tournant pour lui : il achète son premier appareil, un reflex, un Canon 10D  précisément. S’en suivent ensuite d’autres achats, des argentiques aux petits télémétriques.  Bartosch finit par faire une formation d’infographiste-webdesigner, où il a exercé pendant onze ans, pour se professionnaliser ensuite véritablement à la photographie.

Véritable métier de rencontres, la photographie est devenue réelle partie intégrante de sa vie avec le groupe Los Disidentes Del Sucio Motel, pour qui il fait ses premières armes dans les clichés de concert.  Ensuite, Bartosch prend le pli, et travaille notamment pour le festival Léz’arts Scéniques, événements de Zone51 ou encore la longue tournée de Mars Red Sky dans le nord-est de l’Europe.

M4tik

Son nom d’artiste est inspiré de la culture graffiti-Hip-Hop. Avec à la base « matikone », son surnom se transforme en « matik » puis m4tik, les noms de domaine étant tous pris. Le chiffre quatre à la place de lettre A est une dérive du « Leet Speak » : « tous les cOwbOyZ doivent savoir, pour les autres il y a Google ! » lance-t-il, sourire aux lèvres.

Son art

Bartosch travaille aujourd’hui en plein format, et voit son style s’affiner d’année en année. Prenant toujours des clichés en toute discrétion, il évite de diriger ses sujets, et ne fait que les observer. Pour lui, le reportage c’est son dada : « j’aime bien capter l’ambiance d’un lieu ». Sinon, M4tik a plus d’un tour dans son sac, et s’essaye souvent aux portraits, à l’architecture, aux paysages. Mention spéciale pour les véhicules qu’il se plaît à photographier, « même si j’ai pas trop le temps pour ce dernier point, mais j’espère que ça va venir ! » précise-t-il.

Se considérant plutôt comme un technicien, Bartosch maîtrise et simplifie au mieux ses outils de travail, histoire de pouvoir se concentrer essentiellement sur ce qui est devant lui. Mais en tout bon geek, il reste bien entendu à l’affût de toutes les nouveautés !

Côté inspirations, Bartosch Salmanski admire les photographes de sa génération comme Joey L, John Keatley ou Zack Arias. Mais il y a aussi les classiques comme Martin Parr, Cartier Bresson ou Alfred Eisenstaedt ou encore tous ceux qui sont issus de l’agence Magnum. Avec internet, notre artiste automnal a également découvert la vague de photographes russes, comme Danila Tkachenko ou encore Nikita Shokhov.

Son travail

A l’heure actuelle, son travail se fait en BtoB, avec des agences et des entreprises. Mais Bartosch n’exclut pas les sessions avec des particuliers pour autant. Et c’est sans compter les portraits d’artistes dans le milieu culturel, vivier qui lui correspond. « J’aime bien accompagner des projets prometteurs et les voir évoluer, comme Lyre Le Temps, Dirty Deep ou encore Last Train » se souvient-il.

Ses actualités

Avant toute chose, retrouvez Bartosch Salmanski de par les clichés qu’il propose chaque mois à travers votre magazine préféré. Sinon, il a des tas d’idées dans les cartons, avec notamment une série de photos de véhicules originaux. A bon entendeur ! A venir également, une exposition avec des paysages, mais rien de véritablement fixé, au vu de son côté reportage bien plus important que celui de créatif !

La couv’ vue par l’artiste :
«Cettecouverturereflète simplementuneidée que j’ai eue par opportunité de récupérer les montres coucou suisse roses. À travers cette cou- verture, je cherchais juste à faire quelque chose d’insolent, de rigolo et de naïf. »

Questions tac au tac :
– Ta série TV du moment ?  Fargo
– Ta plus grande phobie ? Le vide (en voiture surtout, j’ai horreur des routes de montagne)
– Ta musique que tu écoutes en secret car tu en as un peu honte ?  J’assume complètement la nouvelle vague Allemande, Neue Deutsche Welle !
– Ton petit tic ?  L’accent germano-polonais incontrôlable.
– Un souvenir d’enfance ? Lors d’une Qlan à Truchtersheim où j’ai découvert la première fois le détournement de Rambo par Kansas.

À propos coze

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