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Ferni – SuperpoSitionneur

La ville de Mulhouse a aussi ses artistes, et pas des moindres. Pour ce mois d’octobre, la rédaction de Coze Magazine a choisi de dénicher un petit curieux, Ferni, adepte de la superposition, technique artistique qui nous était jusqu’alors inconnue . Avec ses œuvres aux microcosmes peuplés de drôles d’animaux masqués, mais surtout d’objets insolites et de formes en tout genre, Ferni est un joyeux artiste qui apporte chaleur et lumière à ce mois d’octobre pluvieux. Ouvrez vos yeux et vos oreilles, Ferni nous livre-là une belle partie de sa vie.

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Dès son plus jeune âge, notre artiste du mois a toujours eu un crayon en main, dessinant dans les marges de ses cahiers. Son travail actuel y fait d’ailleurs toujours écho, puisqu’il porte toujours ce côté inconscient, déconnecté, « à remplir des espaces vides ». Avec un bac électro-technique en poche, Fernand Kayser n’est pas convaincu, et tente un mois de fac, en Arts Appliqués. Finalement c’est un échec et il enchaîne alors les petits boulots alimentaires, pour dessiner toujours en parallèle.
Petit à petit l’oiseau fait son nid, le dessin prend le pas sur le reste, et occupe maintenant près de 70% de son temps. Voilà notre Ferni !

Son art

Avec un nom d’artiste diminutif de son prénom Fernand, Ferni a choisi de rajouter le terme superpositionneur à côté, pour insister sur ce côté accumulatif, tout en restant très évasif.
Pour ce qui est de ses activités, notre artiste automnal compare les siennes à de l’écriture automatique, avec un lexique certain d’objets, qui sont là, qui lui parlent esthétiquement parlant ou pour ce qu’ils représentent. Il faut dire aussi que pas mal d’outils ou d’usines sont au rendez-vous dans ses œuvres, fidèle à son environnement qu’il chérit tant, le Mulhouse industriel.
Côté technique, la bombe et les feutres sont de mise, sur différents supports, des murs à la toile. Le numérique ce n’est pas son dada, notre Ferni étant très « à l’ancienne », ce qui n’exclut pas le changement qui le stimule : « j’aime changer les supports, ne pas être catégorisé, je fais juste ce qui me plaît, sans être bloqué dans une case » livre-t-il.
Son travail, c’est du cinquante-cinquante, entre les commandes clients des particuliers, et les commandes plus publiques, comme des murs d’entreprises, des événements ou des vitrines.
Chez lui, le bouche-à-oreille fonctionne plutôt bien, mais il faut avouer aussi que les réseaux sociaux y sont pour beaucoup : ils restent un bon moteur pour les expositions.
Aux influences pas forcément très actuelles, Ferni est un fana du collectif Bazooka, adepte de la mouvance autour de l’imagerie du mouvement punk, et reste très admiratif de toute l’époque fanzine, « cette espèce de bordel d’image, de collage, ça me parle beaucoup ».
Ses inspirations à lui, c’est selon l’humeur. Mais c’est aussi et surtout de l’observation, inspiré par tout ce qu’il voit, ce qu’il entend, ce qu’il repère. Très spontané, il peut expliquer son œuvre une fois qu’elle est finie. Et à ça, s’ajoute le fait qu’il adore travailler tout en discutant : l’échange reste très propice à la création.

Ses actualités

Côté actualité, son mois de septembre a été plus que rempli, avec notamment l’exposition à la PopArtiserie de Strasbourg et une autre à Lyon. Mais l’actualité principale reste sans doute l’ouverture d’une nouvelle chambre, dans l’extension de l’hôtel Graffalgar, signéé par notre artiste. Venez passer des nuits dans son art !
Pour ce mois d’octobre, c’est le calme après la tempête : notre artiste du mois le consacre à trouver un atelier fixe (à bon entendeur) et à finir tous les petits projets en cours. Pour la fin d’année, Ferni a également prévu une collaboration avec un artiste de sculptures en méthane, Sébastien Haller. La suite au prochain épisode !

TEST DU TAC AU TAC

  • ta série TV du moment ? The Team, sur Arte.
  • ta plus grande phobie ? Les oiseaux.
  • ta musique que tu écoutes en secret car tu en as un peu honte ? Raï’n’B Fever
  • ton petit tic ? Je ne sais pas, des bruits bizarres ?
  • Un souvenir d’enfance ? Mon début dans le skateboard, un bon souvenir

La couv vu par l’artiste :
Polyphonic Size, j’écoutais simplement Polyphonic Size lorsque je dessinais cette couverture et je me suis dit que c’était le moment idéal pour faire croire que j’avais une culture musicale « Cool » !

Site : www.ferni.fr

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