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L’art et le développement durable

Du 01 avril au 02 mai 2015
Vernissage mercredi 1er avril à 18h

Martine Hauth,Mes arbres, ma forêt
Au nombre de 7 comme les 7 jour de la semaine, les 7 planètes, les 7 branches de l’arbre cosmique. 7 est aussi symbole de vie eternelle chez les Egyptiens ou symbole de perfection, telle la rose aux 7 pétales. Le chiffre 7 se réfère ainsi à la nature. Le papier, issu du bois, me semblait tout indiqué pour la réalisation de mes arbres. Et le livre, plus particulièrement en tant qu’objet de transmission des savoirs et donc de communication, appro- prié à la création artistique. J’ai voulu varier les formes et les découpes de mes arbres, certaines géométriques, structurées et d’autres plus libres, plus aléatoires et proches d’une variété naturelle.

Julie Labarre Boileau
Photographies accompagnées d’un texte explicatif sur le cheminement de la personne envers la sauvegarde de l’environnement. Grâce à ces rencontres, Julie Boileau souhaite démontrer la diversité des solutions existantes pour vivre mieux en harmonie avec la nature. Son but est d’élaborer un appel pour mobiliser la population à réagir et agir en faveur d’un monde meilleur pour les générations à venir.

Sarah Monnier
«Des impressions réalisées à partir de matériaux pauvres, pour leur capacité à évoquer des matières organiques et riches, et dont les thématiques, que ce soit dans les Failles, qui montrent l’intérêt des espaces vides pour ouvrir des respirations nécessaires ou les Grands Ensembles qui parlent des accumulations et superpositions en référence aux architextures modernes non harmonieuses.»

Véronique Zussau
«Glissement de terrain» ouvre différentes perspectives sur les rapports de l’être humain à son environnement. A la fois image et objet, soumis à des tensions d’origines incertaine, le travail pose la question du regard et de l’action portés à notre entourage. Issu d’un découpage laser d’un dessin d’une carte géographique sur une feuille de résine synthétique.

Monique Bierry
Mettre en scène des idées, des mots. Jouer sur les formes, les volumes et surtout entrer dans la démesure des mutations, s’en moquer et les critiquer.
Son but : Transformer plastiquement ses réflexions sur les problèmes d’hyperconsommation, de surexploitation et mettre en exergue la nécessité du recyclage pour la préservation de notre environnement.

Simone Nadéri,

«Le privilège de l’art est de pouvoir mettre en évidence ces racines communes. Cependant, la modernité nous impose un état paradoxal. Nous sommes toujours attachés à la nature mais dans notre course effrénée à la consommation et aux profits, nous oublions nos origines. Ainsi, notre puissance technologique en vient à détruire notre environnement au nom de la rentabilité et de progrès divers. Ce pouvoir se retourne contre nous parce que précisément nous sommes liés à la nature et que nous en sommes dépendants. Nous sommes ou serons victimes un jour du réchauffement climatique, d’une trop grande exploitation des ressources, de la pollution.. C’est pourquoi, il est urgent de repenser notre rapport à notre environnement et à toutes les formes de vie. Nous devons remettre en cause ce terme à sens unique qu’est le mot « exploiter ». Le développement durable est un tournant et un espoir, sinon, « Où allons-nous ? »

Serge Schielin

Presque l’effet d’un oxymore, Energy renvoie immédiatement à l’idée d’energie fossile ou nucléaire, à l’opposé de Green au sens de ce qui est écologique, environnemental.
Green energy énonce la transition énergétique en cours et à venir. le manque de connaissance sur ces question de transitiion énergétique met le regardeur en position de se demander s’il esr face à l’innovation ou face à un slogan propagandiste. Les circuits composants l’oeuvre sont présent dans tous les appareils même ceux mis en oeuvres dans la production ou le transport des energies vertes. c’est ici la prise de conscience que le serpent se mord la queue. De près, la matérialité donnée par les condensateurs, les soudures et autres éléments metalliques fixés aux supports dessinent des plans d’usine ou de ville miniatures ce qui renforcent la tension entre nature et culture humaine et urbaine.

Sylvain Lécrivain,

Experimental society est un ensemble de productions plastiques imaginaires qui se libèrent de l’observation stricte du monde du vivant en ciblant sur ses capacités à inventer des formes, à manipuler des matériaux, à susciter notre curiosité. Science et fiction se disputent le premier rôle au travers de créations « naturelles » d’une alliance inter-catégorielle excluant l’homme. A défaut de mesurer on ne sait quel QI, Les Qualités Innées des animaux sont souvent époustouflantes. Mais en ont-ils conscience ?

Angèle Miss
L’eau, élément fuyant, transparent, qui prend de nombreuses formes chimiques est celui que j’ai choisi. Il est la source de toute vie sur terre. Son symbolisme aussi est très fort à travers les croyances de l’humanité.
De l’élément le plus petit que j arrive à voir : la goutte, je la décline en l’exposant au vent, au froid, je lui pro- pose de faire une masse qui luit au soleil dans les contrées lointaines où l’eau est encore plus précieuse. A travers des techniques de monotype, à savoir un ensemble de matières assemblées suivant un certain ordre, tiré sur presse, ou des gravures sur bois tirées également sur une presse, je donne à l’eau une forme perceptible et poétique.

Emilie Thomas Verhaghe,
Créé à l’occasion de Dunkerque 2013 Capitale régionale de la Culture, le seau au coeur de la cité globalise un ensemble d’interventons sur différents territoires. Les thématques traitées portaient tout naturellemenit sur l’Eau et la Mer. Le principe de cette performance artistique est un partage entre deux mers : créer une passerelle reliant la mer du Nord et la Méditérannée par un parcours de leur eau de mer respective. L’idée de cette aventure, unique et singulière, est celle de l’envie d’un échange à grande échelle qui brise le côté intime existant avec le porte à porte . Ce parcours de 10 jours a été tracé au fil de l’eau, qu’il s’agisse de lieux emblèmatique ou esthétiques.

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« De tous temps et en tous lieux l’artiste a toujours  été le miroir de l’état du monde et de la société et nous a laissé de précieux renseignements sur les modes de vie et les événements passés.

L’Art évolue avec son époque et la notion d’Art contemporain désigne bien l’art d’aujourd’hui qui décloisonne les différentes catégories traditionnelles : architecture, sculpture, peinture, gravure, dessin.

La découverte de la photographie, du cinéma, d’études scientifiques sur les couleurs (entre autres) ont fait grandement évoluer l’art dès la fin du XIXème siècle vers des conceptions et pratiques multiples.

Au début du XXème siècle l’objet, en temps que fragment de réalité est entré dans le domaine artistique. Les cubistes ont été les premiers à créer des « assemblages » ; Marcel Duchamp est connu pour ses fameux « ready made », objets manufacturés ; les surréalistes ont réinterprété des objets trouvés, les Nouveaux- Réalistes ont défini leur art comme « une nouvelle approche perceptive du réel » et dans bien d’autres genres de créations, notamment les vidéos et-les installations, l’objet fait partie du monde de l’art d’aujourd’hui.

La galerie ART’COURSE  de Strasbourg avec le partenariat de GDF Suez accueille du 1eravril au 2 mai 2015 dix artistes pour une exposition sur le thème du développement durable.

Divers aspects y sont abordés dans une réflexion globale sur les enjeux environnementaux. Chacun avec sa sensibilité et sa vision du monde qui nous entoure cherche à communiquer et à faire réagir le public.

La raréfaction des ressources naturelles, l’eau en particulier, est une préoccupation  partagée par Angèle Miss dans des gravures d’une belle maîtrise technique. Le respect de l’environnement et l’harmonie entre l’homme et la nature sont une évidence dans plusieurs œuvres présentées. Les photographies de Julie Labarre Boileau en témoignent ainsi que la forêt d’arbres sculptés  dans des livres aux tonalités cuivrées évoquant le passage du temps de Martine Hauth.

Il faut réagir ; il y a « URGENCE » ! Installés en ordre décroissant les arrosoirs rouges de Monique Bierry nous interpellent tout comme l’accumulation de seaux multicolores photographiés et complétés par une intéressante vidéo « suivre la mer par la terre » d’Emilie Thomas Verhaghe.

Une certaine inquiétude perce à travers les « failles » des gravures de Sarah Monnier et les « glissements de terrain », fragiles sculptures murales modulables de Véronique Zussau.

La remise en question de la surconsommation et l énergie s’expriment clairement par les assemblages géométriques de circuits imprimés imaginés par Serge Schielin. Sylvain Lécrivain célèbre la vie organique sur la planète terre dans une profusion de petites sculptures évocatrices d’une vision onirique intense.

L’univers psychédélique de Simone Nadéri joue de rapprochements inattendus, de continuités et de ruptures avec une certaine provocation.

Toutes ces œuvres dans leur diversité suscitent des interrogations, des remises en cause mais évoquent à travers des personnalités différentes un lien intime entre l’art et la vie. »

Martine Hauth

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Galerie Art’Course
49a rue de la Course
67000 Strasbourg
http://www.galerieartcourse.com/
03 69 74 73 73

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