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Machin(e)s désirant(e)s et délirant(e)s

Du 04 Février au 07 mars 2015.
Vernissage le mercredi 04 Février à partir de 18h.

Le mois de février à Strasbourg est consacré à Casanova : du 6 au 15 février, l’évènement « Strasbourg, mon amour » a pour thème « Casanova, impénitent séducteur ». La Galerie Associative Art’Course s’est emparée artistiquement de la thématique de façon à créer son évènement du 04 février au 7 mars 2015. Elle a imaginé un thème qui invite l’artiste à endosser le costume de Casanova esthète mais joueur pour proposer un(e) « machin(e) » désirant(e) et délirant(e). Endosser le costume de Casanova, c’est se mettre dans la peau d’un homme dont le nom est devenu symbole de séduction.

Casanova disait : « Chaque désir (…) trace en nous un dessin, une ligne qui monte, vacille et parfois se dissout. » Et aussi : « Cultiver les plaisirs de mes sens fut dans toute ma vie ma principale affaire, je n’en ai jamais eu de plus importante. » Selon Deleuze et Guattari, « dans la nature et dans tout corps il n’y a que des agencements machiniques, une multiplicité de machines, machine désirante, mais aussi machine-organe, machine-énergie, et des couples, accouplements de machines » (Anti-Œdipe, 1972). Nous pensons aux machines de Jean Tinguely, à la machine à peindre de Raymond Roussel, aux corps sans organes d’Antonin Artaud, aux costumes du carnaval de Venise et bien sur à l’artiste Jeff Koons lui-même.

Huit artistes ont répondus à l’appel et nous ont donné leur grille de lecture de « Machin(e)s désirant(e)s et délirant(e)s » :

1. Annick Beaurain déchire des portraits réalisés dans les techniques diverses pour en construire un autre par le collage. Un visage se dessine mais jamais les morceaux ne s’emboitent réellement ; Le spectateur doit faire le travail d’analyse, de reconstruction. Un monstre nait de ces assemblages. Les yeux, les bouches… se multiplient. A sa façon, elle parle des multiples facettes de l’être humain.

2.Cécile Carrière nous parle à travers ses gravures des corps qui s’enchevêtrent, s’échangent et donnent vie. Des flux qui circulent d’un individu à l’autre, d’un individu à un lieu, du lieu comme corps. L’artiste grave son schéma du désir.

3. Danièle Depoutot : « Je ne parlerai qu’en présence de mon avocat.  » A l’insu de mon plein gré », les objets que je manipule s’accouplent, se mettent en branle, s’agitent. Je préfère ne pas trop savoir ce qu’il se passe à l’atelier la nuit, je ne reconnais pas tout, mais j’assume. « La peinture me harcèle et me tourmente de mille manières, comme la maîtresse la plus exigeante » (Delacroix). La sculpture idem, et si en plus tu rajoutes un moteur … »

4. Josselin S.Gaguidi a souhaité endosser le rôle de transmetteur / passeur du désir : « […] les curieux se risquent à faire face à leurs désirs les plus profonds. Éros avec sa flèche nous pointe une direction, vers laquelle nous nous devons de nous rendre, c’est la prochaine étape du chemin de nos vies. Un amant, un pays, une friandise, un projet, un choix, un rêve? Contez-moi le territoire, je vous en dessinerai la carte. »

5. Pour Marie France Jaffrennou, la carte du diable dans le tarot marseillais est le lieu de tous les désirs. L’artiste l’exploite, la manipule, lui fait dire ses secrets les plus cachés. Dans ce travail de titan, elle se noie comme Ophélie. La grille de travaille est claire, les schémas tracés sont limpides. La carte est une source intarissable.

6. Evi Kalessis par ses animations détourne des espaces familiers, des objets, des images présentes dans notre quotidien. Par ses « prélèvements », elle tente de provoquer des émotions visuelles et sensibles. Elle nous met à distance de nos habitudes. La machine qui broie devient celle qui révèle notre ordinaire.

7. En photographiant les masques lors de carnaval, Mécheri Miloud cherche à attraper l’œil qui se cache sous ce déguisement. Le jour de mardi gras, un jeu de cache-cache s’instaure : L’homme sous son masque déploie ses couleurs, il parade, le photographe derrière son appareil est à l’affut. Le désir est une affaire de regard. Qui d’autre que le photographe espère un jour surprendre la mécanique du désir et l’accrocher à son palmarès. Des fois l’œil est là et des fois un trou béant se présente.

8. Jacques Vicens et sa « Trotteuse » : « Une machine est quelque chose de cinétique. Si elle ne bouge pas elle est un objet inutile ou du moins elle ne sert plus son utilité. Cette installation aborde la notion de temps. On voit une horloge (un ensemble machinique) sans les aiguilles marquant les heures et les minutes mais juste avec la trotteuse : ‘La machine du temps qui passe’. On peut donc voir le temps qui s’écoule mais on ne sait jamais quand sans l’heure juste, sans la ponctualité . Cette horloge qui ne marque que le temps qui s’écoule pose des dizaines et des dizaines de questions : […]».

Entrée libre. Horaires : du mercredi au vendredi de 15h à 19h et le samedi de 14h à 19h. Ouvertures exceptionnelles les dimanches 8 et 15 février de 15h à 19h.

> Galerie Art’course 49 a rue de la course – Strasbourg www.galerieartcourse.com

 

 

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