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La suggestion Jazzdor : Joyeux Jazz et balade avec Papanosh.

Mêlant le jeu d’acteur à l’improvisation, c’est un jazz vivant que nous suggère ce duo séduisant. Joëlle Léandre et Vincent Courtois n’ont pas besoin de se déplacer en terres antarctiques, la scène du Pôle Sud à Strasbourg suffit amplement pour se livrer à l’exploration … de leurs instruments. Jonglant avec la langue et les notes, avec l’archer puis le doigté, toutes les possibilités sont exploitées pour sublimer le violoncelle et la contrebasse, objets de cette expédition.
Martelés, triturés puis caressés, c’est ainsi que les instruments sont incités à nous confier leurs secrets. Des sons jusque-là étrangers sont venus à s’exprimer grâce à la virtuosité des deux protagonistes. Des murmures se transforment en lamentations pour devenir des grommellements, l’instrument sert alors à dépasser la limite imposée par les mots. Chaque parcelle du violoncelle comme de la contrebasse est mise à profit dans le but de poursuive ce périple mélodieux.
Enthousiasmé par ces expérimentations, amusé par leur 2nd degrés, on ne peut qu’adhérer à ce duo soudé. Autant s’évader si « le pays va mal » ou juste en finir. L’archer finit par transpercer la contrebassiste Joëlle Léandre, l’instrument semble donc triompher puis s’éclipser en enfourchant une moto pétaradante. Ces multiples images émanent de ce fabuleux duo, qui sait communiquer sa passion avec le sourire, aussi large que leur talent.

Le quintet Papanosh + Roy Nathanson + Fidel Fourneyron, une collaboration radieuse
Cette fois ce sont les cuivres qui nous introduisent à une escapade new yorkaise, transportés dans un jazz club de l’East end, enivrés par le be-bop et le blues, nous voilà à quelques miles du Pôle Sud. C’est l’illustre Charles Mingus qui sert de guide à cette joyeuse troupe que forme le quintet « Papanosh », le saxophoniste Roy Nathanson et le tromboniste Fidel Fourneyron.
L’énergie et la technique de ses membres font de cette collaboration un instant privilégié. Nous embarquant dans le subway new-yorkais puis dans une répétition dirigée par le fantôme de Charles Mingus, les textes de Roy Nathanson illustrent la musique et l’humeur d’un des plus influents musiciens de jazz de son époque. De la trompette au saxophone baryton en passant par le trombone, toute la gamme des cuivres s’attèle à faire swinguer l’auditoire.
On se laisse volontiers aller à ce délire d’initiés, le jazz vit ce soir plus que jamais. Qu’elle émane des claviers de Sébastien Palis, des pizz du contrebassiste Thibaut Cellier ou des doigtés de Quentin Ghomari et Raphaël Quenehen aux cuivres, l’effervescence est communicative. Les riffs du percussionniste Jérémie Piazza font fureur, presque autant que ses chaussures zébrées.
L’échappée que les Papanosh et leurs invités nous ont proposée aura réveillé le bon goût du jazz américain des 70’s. Sacrée histoire que celle du grand Mingus, c’est au rythme de celle qu’ils nous ont interprété ce soir qu’on s’en retourne tout guilleret.

www.jazzdor.com

Texte : Emilie Rennoir

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