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À trois voix

Virginie BERGERET, Céline DELABRE et Camille NICOLLE
(illustration : dessin, peinture, gravure, papier découpé)
« À trois voix »
Dans le cadre de Fous d’images

À la Cour des Boecklin

17 rue Nationale
67800 Bischheim
03.88.81.49.47
Du samedi 17 mai au dimanche 22 juin 2014
Vernissage le jeudi 15 mai à 18h30
Visite guidée les dimanches 25 mai et 15 juin à 15h
Entrée libre :
mardi, mercredi et dimanche (14h-18h)
et samedi (10h-12h et 14h-18h)

« À trois voix »
Trois voies, trois illustratrices.
De Bruxelles à Strasbourg, elles créent des livres : livres d’artistes, livres d’images ou albums. Chacune animée du même désir de donner à voir et à lire. D’habiter l’espace de la page.
Virginie Bergeret nous livre de grandes peintures aux ambiances colorées accompagnées de courts récits poétiques au ton parfois incisif. L’espace livre lui permet de mettre en forme des voyages narratifs où se crée un juste équilibre entre illustration et écriture.
Camille Nicolle expérimente dessin et écriture poétique sous une forme minimale et fragmentaire, où le blanc fonctionne comme un silence, une respiration.
Céline Delabre découpe le bois comme le papier. Elle se constitue une réserve de formes et explore les possibilités de combinaison, d’association de ces modules.
Personnages hybrides, figures en équilibre, à bascule, autant d’histoire sans paroles où la narration fonctionne par ellipse.
Le Grand Malentendu
faire dialoguer les critères de l’art contemporain avec ceux du passé, à savoir les critères de figuration de l’art classique mais aussi l’expression de l’intériorité propre à l’art moderne. exposition propose de bousculer le rôle que l’art contemporain attribue à l’œil, à la bouche et à la main, et elle perturbe ce que l’on peut percevoir de leur action.
Vous croiserez ici des mains coupées ou des mains nouées, pourtant étrangement porteuses de tableaux, mais aussi des mains qui parlent. Vous tomberez sur des peintures dans lesquelles le texte joue un rôle cible (décryptable selon que votre œil s’attarde sur les couleurs ou non ) Des objets sans valeur apparente, des phénomènes liés au temps qui passe et des gestes insignifiants deviennent des points de départs possibles. Les œuvres que je conçois opèrent par mise en évidence, déplacement ou assemblage.
l’évolution du travail se fait par apprivoisement, par répétition de gestes, dans un va et vient pendant lequel je lie et définis mes réalisations au fur et à mesure.

PRÉAMBULE :

Pourquoi parle-t-on de querelle de l’art contemporain?
L’ art contemporain est un monde qui s’organise autour de critères qui n’ont plus rien à voir avec l’art classique ni l’art moderne, il désigne une certaine catégorie d’œuvres d’art respectant des critères précis (règles, codes, grammaire). Ces critères imposent un régime de singularité et de renouvellement occasionnant des postures d’opposition du type “ne pas faire ce qui a déjà été fait” ou du moins mettre en avant le fait que l’on refait! Ainsi, l’art contemporain ne transgresse pas simplement les canons de la figuration mais aussi les frontières de l’art tel que le sens commun l’envisage. Il propose une expérience des limites de la perception et se doit d’installer en contrepartie des discours explicatifs et des médiations au premier plan pour essayer de restaurer une lisibilité. Mais lisibilité et visibilité s’y confondent définitivement et il est difficile de jeter un pont entre le sens commun et les codes contemporains. Tout comme il est difficile d’expliquer simplement la matière noire.

OBJET:
Mon travail questionne à ce titre la place du discours dans les formes et celle plus vaste du langage au sein d’une pratique contemporaine. J’essaie à travers cette recherche de faire dialoguer les critères de l’art contemporain avec ceux du passé, à savoir les critères de figuration de l’art classique mais aussi l’expression de l’intériorité propre à l’art moderne.
Plus particulièrement, cette exposition propose de bousculer le rôle que l’art contemporain attribue à l’œil, à la bouche et à la main, et elle perturbe ce que l’on peut percevoir de leur action.
Vous croiserez ici des mains coupées ou des mains nouées, pourtant étrangement porteuses de tableaux, mais aussi des mains qui parlent. Vous tomberez sur des peintures dans lesquelles le texte joue un rôle cible (décryptable selon que votre œil s’attarde sur les couleurs ou non ) ou encore des peintures dont le titre se défait sur la surface et que l’on ne peut percevoir qu’à travers des vitres gravées.
Bref, cherchez le texte ou oubliez le, mais sachez que quelque soit votre point de vue, vous êtes du bon côté!

PRÉLÈVEMENT /S

Action de prélever.
1. Prendre une certaine portion sur un total, une masse.
2. Extraire.

Ma pratique se nourrit du quotidien. Des objets sans valeur apparente, des phénomènes liés au temps qui passe et des gestes insignifiants deviennent des points de départs possibles. Les œuvres que je conçois opèrent par mise en évidence, déplacement ou assemblage.
Je travaille de manière très empirique et intuitive. Une forme, une texture peut capter mon attention et sa matérialité va conduire mes choix. Ainsi l’évolution du travail se fait par apprivoisement, par répétition de gestes, dans un va et vient pendant lequel je lie et définis mes réalisations au fur et à mesure.

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