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Jaek El Diablo

Fiche d’identité :

JAEK EL DIABLO AKA LOUIS VICIUS
Age : 37 ans
Dans son casque : Flatbush Zombie, Schoolboy Q et  Asap Ferg
Spécialité : design, illustration et peinture à la bombe
Ses QG à Strasbourg : le Trolley, le Phonographe, le Mudd et le Fat Black Pussycat
Site web : jaekeldiablo.com & vicius-clothing.com 

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JAEK EL DIABLO. Ce nom, vous l’avez déjà tous entendu une fois, au détour d’une conversation, d’une soirée ou d’une exposition à Strasbourg, voire même au-delà des frontières. Véritable artiste aux multiples facettes implanté depuis plus de vingt ans dans le paysage strasbourgeois, Coze a eu l’honneur de le rencontrer, et dans son atelier qui plus est, à deux pas de notre chère  Cathédrale . Focus sur les coulisses de son travail, et les dessous de sa personne.

Les crayons en main depuis tout petit, c’est tout naturellement que notre artiste du mois a suivi une voie artistique à l’heure des choix. Etudiant en arts plastiques, il a obtenu une maîtrise dans le domaine, mais également un diplôme d’études supérieures spécialisées en images de synthèse, pour le plus grand bonheur de ses parents. Mais , attiré par le skate et l’art urbain, il se lance très rapidement dans le tag et le graffiti, en parallèle  de sa scolarité. Véritable révélation, ce vécu sur le terrain lui a valu la meilleure des formations, notamment pour les outils de l’infographie. Ce sont donc ses rencontres, cette autodidactie et ses expériences qui l’ont forgé, et formé. En 2004, le freelance toque à sa porte, et Jaek El Diablo est né,mais d’ailleurs, c’est quoi ce nom ?

Pour Jaek, seule la sensibilité de son audition entre en jeu dans les explications : les lettres lui plaisaient bien, that’s it. Et pour El Diablo, ça évoque simplement  un nom de super héros, ultime référence à la culture pop américaine – cartoon, comics et tout le tralala  –qui l’inspire profondément, et qu’il admire plus que tout.

Son art

Jaek El Diablo, c’est de la peinture, du design ou encore de l’infographie. Une polyvalence basée sur le dessin, qui se décline sous différents supports et outils. Des toiles aux T-shirts, en passant par le custom de meubles et d’objets ou le body painting, rien ne l’arrête. Quant aux techniques, c’est le même refrain, la bombe, le marqueur ou l’ordinateur, il touche à tout.

 

Au niveau de ses demandes clients, elles répondent plutôt à l’univers du streetwear. Après une collaboration avec la marque suédoise Jim Rickey, Jaek El Diablo a signé de nombreux contrats avec, entre autres, Adidas, Etnies,Reebok Rumble, Sir Benni Miles, ES et maintenant Space Monkey.

Loin du prêt-à-porter, notre artiste strasbourgeois reste également un activiste dans les bars. Vous ne le saviez peut-être pas, mais l’identité graphique et la décoration de lieux que vous squattez  – oui, on vous a démasqué – ont été réalisées par Jaek El Diablo, notamment le Trolley, le Terminal, la Solidarité, le Diable Bleu ou encore le Phonographe.  Et en parlant de sorties, notre artiste est également très présent dans le monde de la nuit, étant DJ à ses heures perdues : vous avez tous déjà vibré sur ses sons aux apéros mix, no way.

 

Sa propre marque

Jaek El Diablo, c’est aussi une longue histoire d’amour avec sa marque, Vicius. C’est au début des années 2000, à l’heure où les marques créées par des graffeurs ont commencé à émerger, que notre chouchou du mois d’avril a pensé à monter la sienne.

Fort de son expérience dans les salons où il a aiguisé sa compréhension des rouages de ce business – parce que oui, c’est un réel business – Jaek El Diablo propose aujourd’hui une collection avec des supports de communication nécessaires. Sweats, casquettes, T-shirts, bonnets et autres tops, sa ligne de vêtements est redistribuée dans pas mal de shops, notamment en France, en Allemagne et même en Russie.

Sous différentes thématiques, Vicius revisite vestimentairement le hiphop : à la manière d’un sample, Jaek El Diablo récupère une icône, quelque chose de culte, et la détourne à sa manière. Le plus souvent, ce sont des hommages à la musique et à ses codes. La preuve en images.

 

Ses actualités

Côté artistique, des tonnes de choses sont en pourparler, pour différents bars et lieux de la ville. Côté musique, on ne change pas les bonnes habitudes, en le retrouvant aux apéros mix du jeudi au Trolley, et dans différentes soirées de l’été, au Living (le 30 avril), au festival des cultures urbaines NL Contest ou encore pour Contre-temps.

Sinon, notre artiste reconnu continu d’enseigner, en animant des ateliers dans des écoles d’arts, notamment dans le domaine de l’infographie, après s’être fait la main dans des centres-socio culturels.

Et le mois d’avril dévoile également la nouvelle collection Vicius, alors stay tuned…

Texte : Charlotte Baechler
Photo : Thomas Danesi

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