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Toxic Red Line

Ce travail recompose des espaces urbains, sous forme de superpositions à la prise de vue, sans retouche a posteriori donc. Ces espaces sont détruits, déstructurés, submergés par la couleur rouge qui vient les noyer. L’on pense à Georges Rousse, notamment dans cette façon de figer ce qui n’est pas, de falsifier, de questionner la perception de la réalité. Il y a également une forme d’humour, de décalage, comme dans un mauvais film de science fiction… quelque chose d’artificiel. L’auteur renoue ici avec un procédé issu de l’argentique (les superpositions), et doit composer des paysages issus de son imaginaire, détournés du réel, en le faisant directement sur l’appareil, ce qui l’oblige à une construction rigoureuse lors de la prise de vue. L’on peut également se référer à Tom Drahos pour ses dérives colométriques, là encore travaillées en amont directement sur l’appareil. Il s’agit également d’interroger la mémoire, le basculement, le moment où cela dérape, change d’état , de nature, d’histoire… thème cher à son travail, la frénésie, où l’on est emmené, happé par une forme de narration esthétique dans un autre univers. On peut penser à la série ’’le basculement’’ (2007) ou encore ’’the muppet show’’ (2001) ou dans la série ’’extraits du saulnois’’ (2005). Ce nouveau travail ne renoue pas pour autant avec une logique sérielle, les images peuvent se lire dans des ordres indifférents, l’exposition mêle d’ailleurs affichage dynamique et tirage papier. Le caractère obsessionnel de l’ensemble contribue également à créer une sorte de malaise, sur ce qui avance, se trouble, s’efface, et donc ce qui reste et se recompose, au delà du procédé plastique, de la construction formelle et du jeu des couleurs, se trouve une question essentielle liée à la nature humaine et sa domination, sa capacité de falsification et la dérive idéologique… L’ambition n’est pas de revisiter le chaos, perspective démesurément prétentieuse, mais bien d’en cerner les possibles signes avant coureurs, et le moment où tout bascule…

Galerie La Pierre large

L’exposition est visible du samedi 22 mars au dimanche 27 avril de 15h à 19h le mercredi, samedi, dimanche.

25 rue des veaux 67000 Strasbourg

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