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Les web séries en Alsace

Les web séries font le buzz en Alsace. Ces fictions courtes fleurissent sur la toile et proposent une large palette de genres et de styles : sketchs, comédie, carte de visite pour de jeunes créateurs, coup de pub ou véritable départ d’une série télé. L’effet « home made » et l’explosion des plateformes comme Youtube et Dailymotion offrent aux cyber-acteurs des territoires d’expression multiples. Pour le plus grand plaisir des internautes. Petit clic sur la web série made in Alsace.

Dans l’ordre alphabétique : Arborescence, Climax, CULT, Hopla trio, Mec, Past, Rien de 9, Taxi Life

ARBORESCENCE, SUBTILE

Le jeune réalisateur et producteur strasbourgeois, Michel Cordina, et son équipe lancent leur web série, Arborescence. Une compagnie énigmatique, HOM, des personnages nommés par des lettres, un complot. L’intrigue mêle les genres cinématographiques, à la frontière entre l’univers fantastico-héroïque « Marvellien » et l’atmosphère tendue d’un thriller psychologique. L’ambigüité des protagonistes, impénétrables, questionne autant qu’elle déconcerte dans ce décor épuré, quasi clinique, où le rapport avec la nature prend une dimension surnaturelle. Arborescence propose une découverte démultipliée par l’expérience : tout a une signification pour peu qu’on veuille y prêter attention.

Avec son associé, Charles Bisser, ingénieur du son et co-réalisateur, ils viennent de créer leur société de production audiovisuelle, Alter Native Production. La structure leur permettra d’acquérir une certaine reconnaissance auprès des chaines de télévision et, pourquoi pas, d’accéder à des subventions. Leur idée : « faire quelque chose de différent ». Alors plutôt que de présenter une plaquette à leurs clients potentiels, ils ont eu l’idée de créer une web série, qui fera office de carte de visite. Une manière ingénieuse de montrer leur savoir-faire et celui de leur équipe. « Nous nous sommes entourés de comédiens et techniciens professionnels qui ont accepté de travailler bénévolement durant quatre mois pour produire la première saison de la série» explique le réalisateur. Lauréat du Pass Jeunes Artistes, un concours local organisé par le conseil général du Bas-Rhin, Michel Cordina a pu obtenir un petit coup de pouce financier et a mis le reste de sa poche : « J’ai dépensé 2 100€ sur cette première saison» précise-t-il.

L’aventure débute il y a trois ans, avec « les moyens du bord »- c’est-à-dire une petite caméra et peu de matériel de production. L’idée d’Arborescence, Michel Cordina l’a eue alors qu’il se promenait au parc de l’Orangerie. Un contact avec la nature qui l’a transporté dans un univers parallèle : « Je me suis demandé ce qui se passerait si, au contact de ces arbres, j’avais le pouvoir d’entrer en connexion avec leur mémoire sensorielle et de remonter le temps pour retourner dans l’instant passé. » Le projet est lancé.
Quand David Vega, scénariste autodidacte, découvre la web série, il propose à Michel Cordina de retravailler le scénario. Celui-ci lui donne carte blanche. David Vega s’inspire de l’univers Marvel Super Heroes – héroïque et fantastique, Michel Cordina, lui, est un passionné des films à forte résonance psychologique. De cette rencontre naîtra Arborescence, mélange subtil entre science-fiction, psychologie, enjeux de pouvoir et critique de la société de surconsommation, un thème cher au jeune réalisateur.
De vastes thèmes, complexes aussi. « Plusieurs grilles de lecture sont possibles. Nous souhaitions montrer au spectateur qu’il peut se laisser porter par une intrigue qui lui échappe et découvrir quelque chose de nouveau à chaque visionnage » expliquent M. Cordina et C. Bisser. La série s’interprète à différents degrés, qui s’adaptent aux envies de chacun. Les jeunes réalisateurs apprécient de « voir un film pour la énième fois et comprendre enfin la subtilité d’un élément ». « Les grilles de lecture sont infinies au cinéma » poursuit Charles Bisser.

A la beauté esthétique s’ajoute un jeu très intérieur des personnages, qui résistent au spectateur. « Nous allons à contre courant de ce qui se fait habituellement, nous ne prenons pas le spectateur par la main. Il n’est pas un mouton» sourit M. Cordina.
Pas peur de causer la frustration auprès des web spectateurs ? « C’est l’essence même du cinéma : que ça fasse discuter après sur l’intégralité » affirment les deux jeunes hommes.

La préquelle et les sept épisodes de la première saison ont été tournés à Strasbourg de février à juin 2013. Le web spectateur pourra ainsi reconnaître le bâtiment de l’IUFM ou encore l’intérieur de la mairie de Truchtersheim. Une deuxième et dernière saison a déjà été écrite, sa sortie dépendra du succès de la première sur le net. « La saison 2 a été écrite pour un format télé, chaque épisode dure 25 minutes. A nous maintenant de démarcher pour réussir à vendre notre projet à une chaîne télévisée» conclut Michel Cordina.
Du côté de la musique, l’hardtek étoffe la psychologie des personnages et permet d’expliciter des choses qui ne se voient pas toujours à l’image, le musicien russe Nawak a également accepté de participer au projet. Un mélange vivant de styles aux sonorités bien rythmées.
Les réalisateurs de la série comptent sur le bouche à oreille pour propulser leur web série. Pas de publicité donc, mais une préquelle qui plonge le spectateur dans l’univers décalé de Ralph.

Site de la série: www.arborescencelaserie.fr
Page facebook: Arborescence

CLIMAX, DEJANTEE

La web série Climax a été réalisée par une bande d’amis : Hugo Roth, Fabien Fuhrmann, comédiens, Tim Rigaud, réalisateur et Fred Ancel, créateur de la BO de la série. L’idée leur est venue une fin de semaine en mars 2013 et la série a été tournée dans la foulée. « L’idée était de se faire plaisir et de faire plaisir» raconte Fabien Fuhrmann. Et d’ajouter : « Pas de budget, ni vocation à devenir plus. Juste un gros délire entre amis. » Les dix premiers épisodes, de trois minutes, ont été tournés en intérieur, dans le bureau de l’agence de com’ Nocomend. Onze sont prévus au total. Climax, c’est le point fort du film, « le moment choc émotionnel » explique Fabien Fuhrmann. L’apogée d’un bon thriller ou film d’action. Influencés par l’univers cinématographique, les quatre compères s’amusent à multiplier les références à des films célèbres, comme Evil Dead, Collateral ou encore Fight Club.

Le synopsis est bref : Nico et Baptiste sont deux employés de bureau qui se distraient facilement. Et avec un rien. Un bruit étrange, un stylo qui tombe et leur imagination s’envole. Chaque épisode débute par la situation finale : le web spectateur débarque dans le bureau des deux collègues de façon inopportune et les surprend en flagrant délit de rêverie. Lorsque celle-ci a déjà atteint son point culminant- c’est le Climax. Comment en sont-ils arrivés là ? Flashback dans la situation initiale, apparemment anodine. Des situations rocambolesques menées avec humour jusqu’à l’absurde par les deux boute-en-train sous le regard complice de Tim Rigaud.

Un gros délire, certes, mais mis en scène avec professionnalisme. Ces quatre-là savent emmener le spectateur dans leurs associations d’idées et le conduisent avec agilité dans leur humour, à la fois subtile et bon enfant. La musique, composée par Fred Ancel, sound designer et musicien, constitue un personnage à part entière dans cet univers déluré et décalé. Finalement, Nico et Baptiste sont comme tout le monde, ils imaginent des trucs loufoques et leur fantaisie marche à plein régime. Sauf qu’eux, ils entrent dans leur monde imaginaire tous azimuts.

Page facebook de la série: Climax

CULT, FESTIVE

Pour ses dix ans, la carte Vitaculture a produit sa web série : CULT. Une mini-série qui décrit la vie des jeunes, entre 15 et 25 ans. Une façon ludique et originale d’assister aux évolutions, coups de gueule et coups de cœur que nous vivons jusqu’aux prémices de l’âge adulte. Et du début des responsabilités : le bac, le premier amour, les premières vacances sans les parents, le premier appart.. Des thèmes fédérateurs autour de la jeunesse et ses premières fois, racontés avec humour par Enzo et Marie –interprétés par Hugo Roth et Elise Naceur- dans de courts sketchs d’une à deux minutes. Un duo dynamique qui ne mâche pas ses mots mais raconte avec réalisme l’âge des grands bouleversements.
Avec l’agence de communication NoComend, ils ont mis en route une dizaine d’épisodes, un teaser pour lancer l’opération et un épilogue pour clôturer la série.
« L’idée était avant tout de rester naturels, de donner son avis sur diverses questions de la vie de tous les jours quand on est étudiant puis jeune adulte. » souligne Marion Schmitt, chargée de mission Vitaculture. Un peu dans l’idée de « Norman fait des vidéos » : des anecdotes rigolotes, un cadre unique- ici une chambre- et un format court. A la fin de chaque épisode, un quizz permet de gagner des places de spectacles chez les partenaires de la carte. Les épisodes sont diffusés sur la plateforme Youtube et visibles via la page facebook de la carte Vitaculture. Le dernier épisode est prévu pour le 18 décembre.

A noter que la carte Vitaculture est accessible à tous les jeunes, de 15 à 28 ans et s’utilise hors CUS- cette dernière ayant déjà mis à disposition des jeunes la Carte Atout voir et la Carte Culture.

La page facebook de la série: CULT



HOPLA TRIO, REGIONALE

Hopla trio, une shortcom bilingue – en français enrichi de répliques en alsacien, sous-titrées – est diffusée depuis mi-septembre sur la chaîne locale Alsace 20 et sur la toile.
Jean, d’origine alsacienne, quitte Paris avec sa compagne Louise et le fils de celle-ci, Léo, pour s’installer en Alsace. Tandis que Louise, une kinésithérapeute qui travaille avec des personnes âgées, tente d’apprendre le dialecte, Jean, en proie aux doutes, essaie tant bien que mal de s’acclimater à ce retour qu’il n’a pas souhaité. Quant à Léo, lycéen de 16 ans, il va découvrir l’Alsace sous un autre jour en compagnie d’Agathe, une camarade de classe extravertie, qui pratique le slam alsacien..
Voilà pour la trame du récit. A ce casting de base viennent s’ajouter d’autres personnages, ponctuels ou réguliers, comme Alyson, la cousine un brin envahissante de Jean –jouée par Delphine Wespiser, Miss France 2012 – ou le professeur d’auto-école de Léo, Claude, joué par Tobias Kempf, du Théâtre de la Choucrouterie.

L’idée de cette websérie ? « Déringardiser le dialecte alsacien » expliquent Anne Fantinel et Gontran Froehly, auteurs-réalisateurs de la série. A l’instar d’une shortcom comme Soda sur W9, Hopla trio se situe entre le sketch et la comédie. Isabelle Schoepfer, directrice de l’Olca, souhaite ainsi qu’Hopla trio soit une série « représentative de la société alsacienne, toutes générations confondues, avec des personnages alsaciens d’origine ou de cœur. Nous avons voulu rajeunir l’image du dialecte en l’ancrant dans le paysage audiovisuel alsacien. » Fédérer les générations, tel est l’objectif de cette nouvelle série, « 100% alsacienne ». La première saison se compose de douze épisodes. Si le succès est au rendez-vous, les auteurs ont d’ores et déjà annoncé qu’ils possèdent « la matière pour poursuivre l’aventure sur d’autres saisons. »

La page facebook de la série: Hopla trio


MEC, LOUFOQUE

Laurent Arnoult est humoriste depuis bientôt dix ans. Il est « 100% alsacien » mais tourne un peu partout en France et exporte ses sketchs jusqu’en Suisse. Pendant trois ans il était en tournée pour présenter son spectacle « Arrêtez de mentir ! » et reviendra prochainement sur le devant de la scène avec « Ca va pas être possible ! » Il se décrit volontiers comme « un petit rebelle de l’humour. » Pour lui, il n’est pas nécessaire de se moquer des autres pour faire rire le public.
Cet été, une idée lui chatouillait l’esprit : tourner une web série humoristique. Et comme Laurent donne aussi des cours à l’espace Marceau de Holtzheim, il a choisi de mettre à contribution un de ses élèves à l’humour noir et décalé, Maurizio. « J’ai trouvé le mélange intéressant, entre lui et moi, qui ai un humour plus grand public. »
C’est donc sous la caméra du vidéaste Vincent Arnoult, que l’humoriste et son acolyte incarnent deux personnages, l’un réel, l’autre imaginaire dans la web série « Mec ». Les huit épisodes, de quatre à six minutes, de la série ont été écrits à quatre mains et six sont déjà sur la toile.
« Mec », c’est l’histoire d’un type comme tout le monde, plutôt loser – interprété par Laurent Arnoult- qui doit vivre au côté d’une mauvaise conscience bien pesante, une sorte de double, un Mec qui le talonne dans son quotidien – incarné par Maurizio. Ce parasite qui met son grain de sel dans la vie de Laurent, personne ne le voit, sauf lui. Un mélange d’autodérision et de comique de situation concocté avec humour par ce duo complice. L’avant-première de la série a été diffusée au cinéma Le Trèfle à Dorlisheim début octobre.

« L’idée est de divertir les gens. Et faire vivre ma page facebook, en y mettant une actualité qui montre mon travail en tant qu’humoriste, on est visible sur le net grâce à notre web série aussi, c’est important » explique Laurent Arnoult. Une manière d’inviter le web-spectateur à se déplacer pour voir jouer  les deux comiques dans leurs spectacles respectifs. Et d’ajouter : « Nous voulions être originaux, et ne pas faire comme les autres ». D’où ce thème fédérateur, d’un mec « un peu paumé, stressé par sa mauvaise conscience » estime l’humoriste. En fin de compte, chacun peut imaginer ce qu’il veut à travers le personnage de Maurizio. Mec, c’est un peu cet autre qui nous avons dans notre tête qui nous pose des questions pour un oui, pour un non. A chacun de lui donner le nom qui lui convient.

La page facebook de la série: Mec

PAST, CROISE LE FER

Avec leur fine équipe d’escrimeurs artistiques et de comédiens, Jean Aman, scénariste et Rémi Vandendresch, réalisateur, ont créé Past, une web série de cape et d’épée diffusée depuis octobre 2012 sur internet. Past narre l’histoire de Raphaël, un étudiant qui vit en coloc’, aime boire de la bière avec ses amis et faire la fête. Un matin, il se réveille dans un autre temps, une autre époque : celle des mercenaires et des combats d’épée. Secrets, trahison et mystère donnent à la série une dimension romanesque et fantastique.

C’est avec des moyens amateurs et un budget plutôt léger que Jean Aman et ses acolytes se sont lancés dans la réalisation de Past. La première saison, de 7 épisodes – 6 à 8 minutes – a rapidement trouvé son public. La web série s’adresse aux nostalgiques et aux amateurs de films de cape et d’épée.
L’histoire est inspirée d’un épisode vécu par le scénariste. Il raconte : « J’étais dans une église à Paris quand j’ai vu un vitrail qui a attiré mon attention : c’était mon père que j’y voyais. Suite à cet épisode j’ai imaginé et commencé à écrire l’aventure de Raphaël. Au début, cela devait rester sous forme de nouvelle. Mais quand j’ai montré mon texte à des amis, ils m’ont encouragé à en faire quelque chose. » D’où l’idée de le porter à l’écran. Il s’entoure alors d’une équipe de professionnels et d’amateurs qui accepte de travailler sur le projet bénévolement.

Le tournage s’est déroulé dans divers sites emblématiques de la capitale alsacienne, comme la Cathédrale ou la Maison Kammerzell. Pour les scènes en extérieur, en collaboration avec la marque Alsace, l’équipe a eu accès aux grands lieux du territoire alsacien, comme le château médiéval du Haut-Barr. « Enlever les éléments du présent dans les décors n’a d’ailleurs pas toujours été simple » remarque Rémi Vandendresch. Jeune réalisateur autodidacte et aficionado du real cinéma, il affectionne les gros plans, idéales selon lui pour « cerner la psychologie des personnages. » Il lui semble également important de « travailler avec les lumières réelles et éviter de faire trop de montages, comme on en retrouve beaucoup dans les web séries. »
S’ils ont choisi un format court, c’était avant tout par souci narratif et susciter l’intérêt des internautes, sans les lasser. Les personnages doivent évoluer au fil de l’aventure, « ils se développeront encore et acquerront une certaine profondeur psychologique » précise Jean Aman.
La deuxième saison est en cours de tournage et s’annonce plus noire et tourmentée. L’idée : « donner les clés au spectateur dès le premier épisode pour lui permettre ensuite de profiter pleinement de l’univers » dévoile Jean Aman. Et annonce « une grosse évolution technique et un scénario plus pêchu, avec plus de scènes en extérieur. » « Ce n’est pas la même chose d’écrire un récit et un texte destiné à être joué. Je cerne mieux aujourd’hui les enjeux de l’écriture scénaristique» poursuit-il. La musique devrait également innover, puisque la bande son a été confiée au compositeur Sylvain Ott.
Une « guest » apparaîtra dans la prochaine saison : Josée Drevon, qui incarne Ygerne de Tintagel dans la série Kaamelott diffusée sur M6. Jean Aman apprécie le style qu’a su imposer Alexandre Astier dans sa série, « Il m’influence dans sa façon d’être plus que dans sa façon de faire » confie le scénariste de Past.

Le site de la série: www.past-webserie.fr
La page facebook : Past

RIEN DE 9, PIONNIERE

La plus ancienne web série alsacienne, Rien de 9, se tourne vers la science-fiction pour sa cinquième saison. En 2008, la série démarre sur l’histoire d’une rupture amoureuse et suit le quotidien d’un groupe d’amis strasbourgeois. Gay ou hétéro, en couple ou célibataire, le cyber-spectateur les suit dans le tumulte de leurs vies.
La web série a été créée et produite par Syred Pictures en association avec Mecagination Films. Pionner sur le net alsacien, l’aventure débute en 2008 alors que Maykel Stone vit une rupture amoureuse douloureuse. Il s’inspire des web séries américaines et des séries japonaises – dix épisodes maximum pour chaque saison- et décide de porter ses écrits à l’écran à travers son blog, intitulé « Rien de 9 ». 40 000 web-spectateurs s’enthousiasment à la suite du premier épisode et les médias s’y intéressent.
La première saison, décrite comme « romantique gay », à forte résonance autobiographique, émeut un large public : le scénariste n’est pas tombé dans les stéréotypes et narre avec justesse une histoire d’amour déçue. « Beaucoup d’hétéros m’ont fait la remarque qu’ils se rendaient ainsi compte que les relations amoureuses étaient finalement identiques, quelle que soit notre sexualité» remarque le réalisateur. Et de poursuivre : « La saison 2 a été tournée dans un genre plus Sex and the city ». Changement d’ambiance, plus fictionnelle. « Je souhaitais insérer plus d’humour dans cette seconde saison » argumente le scénariste.

Les acteurs, amateurs pour la plupart, se professionnalisent et gagnent en profondeur. La web série est notamment remarquée pour son utilisation du 3D dans le dernier épisode, la première et l’unique à ce jour à l’avoir fait. De plus, Maykel Stone s’associe avec Sidney Soriano, un étudiant en cinéma canadien. Ils mettent au point le sous-titrage en anglais pour leur public anglophone et perfectionnent leur montage.
Fort d’un succès international, Maykel Stone propose dès la saison 4 « (toujours) Rien de 9 », une suite indépendante tournée vers la comédie fantastique. Grand fan de la série Buffy contre les Vampires, il choisit alors d’injecter une atmosphère plus fantastique aux scénarii. « C’est finalement dans le science-fiction que j’écris avec le plus d’aisance » remarque-t-il. Et d’ajouter « il y aura plus d’effets spéciaux dans la cinquième saison et l’univers fantastique sera accentué. » Dix épisodes – de 8 à 10 minutes- sont ainsi prévus, sur fond de nouveauté.
En attendant la cinquième saison, qui sortira sur le net en 2014, la saison 1 aura entièrement été retravaillée en décembre avec, en prime, un livre disponible sur Itunes qui dévoile les coulisses du tournage, le scénario, les anecdotes des acteurs et l’intégralité des photos.

Site de la série: www.riende9.com

TAXI LIFE, SUR LA ROUTE

Taxi Life est une web série humoristique. Sur le modèle de « Bref », « Scènes de ménage », les épisodes, de 4 à 7 minutes, sont diffusés sur la toile depuis septembre. Les scènes de vie dans les taxis sont à la fois uniques et universelles. C’est en partant de ce constat qu’Etienne Miquel et Xavier Severin, réalisateurs et grands voyageurs, dressent le portrait de quatre chauffeurs de taxi : Mike, un beauf qui se prend pour un Marseillais, Javed, un pakistanais rêveur, François, un timide un brin maniaque et Edmond, un vieil homme aigri. Chaque épisode évoque une situation particulière avec des personnages stéréotypés et vécue différemment par chaque chauffeur. Pleins phares sur la vie de taxi, une production 100% strasbourgeoise.
Etienne Miquel, cadre commercial dans l’automobile, est également le créateur du label Carbon Corp et un passionné de cinéma. Il a déjà à son actif des clips et des courts-métrages et espère, un jour, « pouvoir se consacrer entièrement à (son) rêve. »
« Je voyage beaucoup et prends donc souvent le taxi. Je me suis dit que cela pouvait être intéressant d’en faire quelque chose » raconte le réalisateur. Tout comme son compère, Xavier Séverin. Ils se sont inspirés de leur propre vécu et de témoignages recueillis auprès de conducteurs de taxi pour écrire Taxi Life. « Le plus difficile lorsqu’on écrit sur un format court, c’est de préserver une dynamique, ne pas tirer en longueur. » note le réalisateur. Les scénarii doivent rester concis pour éviter de lasser le web-spectateur, assailli par les vidéos sur les plateformes internet. Son originalité : la série est tournée en Alsace, avec des alsaciens. « Je tiens à ce que ce soit une série locale » souligne ainsi E. Miquel. Lequel n’a pas hésité à s’entourer de professionnels : deux cameramen pro, un metteur en scène, une maquilleuse.. Au totale, une quinzaine de personnes se mobilisent pour chaque tournage. Les quatre acteurs qui interprètent les chauffeurs de taxi sont des amateurs. Pour les seconds rôles, le scénariste explique que « pour chaque situation, nous essayons de trouver des acteurs qui collent aux caractères des personnages qu’ils incarnent. »

L’objectif : « vivre une belle expérience et se faire plaisir avant tout » Et pourquoi pas, de se consacrer un jour uniquement à son label de production. Le premier épisode est sorti le 13 septembre sur la toile. Au total, douze épisodes devront composer la première saison et une seconde, de 12 épisodes également, a déjà été écrite. La bande-son originale est signée A lars von trier’s Ending.

Site de la série: www.carboncorp-tv.com
Page facebook: Taxi Life

Texte: Camille Feireisen

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