A Lire!
Accueil » Expo and co » Equivoques, Haegue Yang

Equivoques, Haegue Yang

Du 8 juin au 15 septembre 2013

Les Musées de la Ville de Strasbourg présentent Equivoques, première exposition d’Haegue Yang en France. Le travail d’Haegue Yang est montré à l’Aubette 1928, complexe de loisirs moderniste décoré par Theo Van Doesburg, Jean Arp et Sophie Taeuber-Arp, ainsi qu’au Musée d’Art moderne et contemporain.

L’œuvre d’Haegue Yang s’impose par sa singularité et la complexité d’une proposition associant force et délicatesse. Elle repose sur la mise en abyme de références multiples liées à l’histoire culturelle, sociale et politique, en même temps que sur la réinterprétation des formes archétypales des avant-gardes, produisant ainsi une œuvre singulière et protéiforme.

Yang présente dans le Ciné-dancing de l’Aubette une série de Sonic Bell Sculpture destinées à être activées par le public. Dans la salle des fêtes, deux Dress Vehicles, sculptures mobiles composées de stores vénitiens, de clochettes, de tricot et de macramé, évoquent les costumes du ballet triadique d’Oskar Schlemmer ainsi que les marionnettes de Sophie Taeuber-Arp et témoignent de la réappropriation d’un langage formel issu des avant-gardes.

La citation demeure néanmoins lointaine, et n’a de sens que dans l’émotion qu’elle fait surgir de ses grandes installations comme Blind Curtain. Composée de stores vénitiens, l’œuvre introduit le visiteur à l’espace d’exposition du Musée d’Art moderne et contemporain en même temps qu’il constitue une introduction au langage formel d’Haegue Yang. Le recours aux produits industriels manufacturés et à la récupération comme lorsque sont réutilisés les revers d’enveloppes dans les Trustworthies (collages dont une nouvelle série est produite pour l’exposition et inspirée par Sophie Taeuber-Arp), conjugué à une approche poétique de la composition géométrique, créer une précieuse dichotomie, articulant éléments communs et extraordinaires. Figure de cette poésie du quotidien, le motif du séchoir à linge mis en scène dans la série de photographies Gymnastics of the Foldables, déploie son potentiel formel lorsque Yang décide d’en faire un motif central de sa composition. Ainsi l’objet tient-il une place particulière dans son corpus. Elle s’y attache (Non-Indépliable, azuré), met en évidence sa beauté singulière dans la série des Baumarkt collages, le contrarie dans les séries des Non-foldings et des Imperfections, origamis qu’elle compresse et déforme.

Haegue Yang réactualise ainsi la question de la portée de l’art sur la société, au moment même où celle-ci se redéfinie sous l’influence d’un contexte économique, politique et social incertain. Haegue Yang (née à Séoul en 1971, vivant et travaillant à Berlin) représente la Corée à la Biennale de Venise en 2009. Une série d’expositions internationales lui sont consacrées au New Museum de New York en 2010, à la Kunsthaus de Bregenz, à l’Aspen Art Museum, au Modern Art Museum d’Oxford et à l’Arnolfini de Bristol en 2011. En 2012, elle participe à la dOCUMENTA (13) à Kassel. Elle conçoit cette même année une installation monumentale à la Haus der Kunst de Munich, dans le cadre de d’une commande artistique annuelle, visible jusqu’en septembre 2013.

L’exposition s’accompagne du premier catalogue bilingue (français-anglais) comprenant un entretien avec Haegue Yang mené par Camille Giertler et Estelle Pietrzyk ainsi que des contributions inédites de Patricia Falguières et Doryun Chong, et des textes et interviews d’Ann Wagner, Binna Choi, Eungie Joo, Doryun Chong, Yilmaz Dziewior.

Aubette 1928
Place Kléber, Strasbourg

Musée d’Art moderne et contemporain
1, place Hans Jean Arp, Strasbourg
www.musees.strasbourg.eu

À propos coze

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

x

Check Also

Rêveries de Noël de Youngmi KIM

Du 22 novembre au5 décembre 2018 Pas plus d’informations pour le moment. Galerie AIDA 130 ...