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Isaac Bonan

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Un portrait et puis c’est tout

De la légèreté intense, une explosion de couleurs vives et un véritable plaisir pour les yeux. Que peut-il y avoir de plus inspirant que la beauté ? Sans doute rien, et c’est pour cela qu’Isaac Bonan, notre artiste du mois, ne cesse de définir sa vision du beau à travers ses portraits. Mais sa sirène de couverture amène avec elle une beauté inattendue, que l’on ne peut que ressentir : Un sentiment d’été. Et ça tombe bien, car Juin est arrivé et Coze 19 devient alors aussi léger que la brise.

L’homme qui gratifie notre couverture de sa touche visuelle aujourd’hui est d’abord un amoureux des crayons de couleur. Ah l’amour, l’un des sentiments les plus forts qui soient. Isaac Bonan le connaît bien, lui qui vit pour le dessin depuis sa plus tendre enfance. A force d’observations et d’entraînement, le petit garçon est très vite parvenu à comprendre sa sensibilité artistique : « Je voulais dessiner comme les « grands », ne pas me contenter de ronds ou de carrés. Ce qui m’attirait déjà, c’est le portrait et la figure humaine. J’ai alors bien observé les proportions, les nuances de couleurs, les modèles et les détails et finalement, j’ai appris à dessiner tout seul ».

L’enfance terminée, une formation en arts graphique au lycée l’éloignera un temps du dessin pur à la main, qu’il affectionne. Il comprendra rapidement que l’ordinateur, ce n’est pas pour lui !

C’est en découvrant l’aquarelle et ses nombreuses encres de couleurs qu’il se rendit compte du nombre infini de possibilités graphiques qu’elles lui offraient : « Cette technique m’a séduite par son côté instantané, allant de pair avec la rapidité de notre époque. Je me suis ensuite inspiré de nombreux illustrateurs, de Bob Peak à Drew Struzan en passant par David Downton, pour définir mon style ».

Solanges Knowles

Une fois le style trouvé, il n’y avait plus qu’à se saisir des diffuseurs. Les illustrations d’Isaac Bonan ont très vite séduit, et même bien au-delà de nos frontières, de Hong-Kong à l’Australie pour des magazines de mode. Mais les revues politiques se sont aussi intéressées au dessinateur, qui a illustré avec délectation un article sur les 10 hommes politiques les plus violents pour la Revue Charles: « Ce que j’aime avant tout, c’est réaliser une belle image qui constitue une fête pour les yeux quel que soit le modèle. »

Mais pour parvenir à un résultat frisant la magnificence absolue, il y a beaucoup de travail en amont. Ainsi, notre illustrateur réalise un nombre incalculable d’ébauches sur du papier bon marché avant de réaliser le final sur du papier aquarelle.

Beaucoup de dessinateurs ou d’illustrateurs ne se servent du papier que comme un support parmi tant d’autres. Isaac Bonan, quant à lui, ne se contente pas de l’utiliser comme support. Ses dessins utilisent le papier, font corps avec lui et la pureté de son blanc, pour finir par donner un équilibre avec les parties colorées qu’il s’applique à mettre en œuvre :

« Ma recherche de l’équilibre se traduit également par une confrontation entre des formes et des traits impulsifs. Je suis sans cesse à la recherche d’une forme de spontanéité contrôlée. »

Bjork

Le portrait reste encore aujourd’hui le cœur du travail d’Isaac Bonan. Il cherche à donner un caractère, une identité à ses personnages, comme si ceux-ci, une fois terminés, allait pouvoir quitter le papier et prendre vie. Mais peut-être sont-ils vraiment réels, réels par le souffle de vie que leur insuffle leur auteur et créateur, réel par l’intensité de leur regard ou l’expression de leur visage coloré.

Dans un monde ou l’image et le portrait sont omniprésents, force est de reconnaître qu’il est difficile de se distinguer et chaque illustrateur se doit de redoubler d’efforts (et de coup de crayons) pour arriver à s’affirmer. Mais Isaac Bonan se sert de ce monde de l’image : «  Faire des portraits, c’est un échange continu entre l’intérieur et l’extérieur, entre notre personnalité qui définit ce que nous sommes, et le monde qui nous entoure et nous influence. »

Le monde d’aujourd’hui, en constante migration, se rend alors coupable des évolutions artistiques de l’artiste. Une chose est certaine, celui-ci à encore des portraits à dévoiler et sa belle sirène de couverture n’a pas fini de sublimer le monde de sa beauté.

La couv’ vue par l’artiste :

« Je suis particulièrement touché par la beauté, la légèreté, les couleurs. Ainsi l’enjeu dans mes illustrations, c’est de trouver un équilibre entre ces 3 données, tel un chimiste, pour provoquer un impact visuel. »

Infos :

www.isaacbonan.com

www.facebook.com/bonan.isaac

Exergues :

Le défi, pour un portraitiste dans notre monde où l’image et les portraits sont omniprésents, c’est d’apporter sa touche, sa perception, son originalité dans le traitement

Je suis à la recherche d’une spontanéité contrôlée.

Je voulais dessiner comme les grands, ne pas me contenter de ronds ou de carrés

Ce que j’aime, c’est réaliser une belle image qui constitue une fête pour les yeux

Article : Charlotte Baechler

Photo : Thomas Danesi

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