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De bar en bar

Vendredi 7 juin, c’était la deuxième soirée organisée dans le cadre du festival Contretemps à Strasbourg, qui se déroule du 6 au 16 juin et fête cette année sa 10e édition. Un programme assez original, c’est le mot, était prévu pour cette (ces) seconde(s) soirée(s) : Un Bar2Bar Darkdog !

De bar en bar

Oui d’accord, c’est bien, mais qu’est-ce que c’est? Un Bar2Bar, ça consiste à aller faire la fête dans plusieurs bars à la fois, de les enchainer, de faire la tournée des bars finalement. Et dans chaque bar, il y avait une soirée différente, de quoi satisfaire tous les goûts et toutes les envies.

Si par exemple quelqu’un n’est pas satisfait par la soirée proposée par l’un des bars, il peut toujours aller voir à l’autre deux rues plus loin, les bars étant tous relativement situés dans le même secteur. Mais le quidam fêtard peut aussi aller s’amuser à tous les bars s’il le désire. Il a même une bonne partie de la nuit pour faire cela, selon les horaires de fermeture des différents bars.

Mais alors, quels sont les bars qui se sont prêtés au jeu ce vendredi soir? Que des lieux emblématique de la nuit dans la capitale alsacienne !

-Le Mudd Club

– Au Rafiot

– A La Java

-Au Living Room

-Au Fat Black Pussycat

Une soirée différente pour chaque Club

Le Mudd Club tout d’abord, proposait une soirée en deux temps et styles : « Million Dollar Disco ». La première partie était consacrée à la découverte avec un concert de Al Kent, très célèbre jazz band écossais ! Une pointure, portée par la vague House depuis les années 1980 et participant aux meilleures soirées disco de la planète. Autant dire que le Mudd Club, a accueilli une célébrité. Le public ne s’y est pas trompé !

La seconde partie de la soirée balançait du côté du Hip-Hop, avec le DJ Set de G Phil, strasbourgeois par excellence. Une double soirée dans un même endroit en somme, pour qui n’aurait pas eu envie de se déplacer au bar suivant.

Sur terre ou sur l’eau, rien n’est trop bon pour faire la fête! Le bar-club Au Rafiot, permettait de faire la fête juste au-dessus de l’eau. Ambiance assurée avec 3 DJ Set pour une soirée Deep House et Bass Music. Cette soirée « Friendship », agrémentée de la présence de Sacha Robotti venu tout droit de Berlin, et de Big Oh et Jérôme Laufer, originaires de Strasbourg, a très largement remplie son quota en terme de public. Que l’on se rassure, le Rafiot n’a pas coulé !

A La Java, c’était la soirée funk, soul, rare groove strasbourgeoise, qui avait tout pour satisfaire les vinyles addicts. 4 DJ Set se sont alors enchainés, avec des pointures venues d’Italie (Suonho Get Soul) ou encore de Paris et Strasbourg (Waxist Selecta, Aurelio et Funk The Power). « Shake your groove Thing ! », c’était le nom de la soirée, a fait bouger pas mal de clubbeurs funky.

Le Living Room, quand à lui, proposait un retour dans les années 1990 aux nostalgiques du old school Hip-Hop. Une plongée dans le passé qui a su conquérir un public d’amateurs, magnifié par le DJ Set de Jaek El Diablo, lui aussi strasbourgeois ! La « Vicius Party », c’est son nom, a fait trembler les murs et les gens de bonheur.

Une chanteuse en prime

Enfin, la 5e et dernière soirée de ce vendredi 7 juin était proposée Au Fat Black Pussycat. « Phono Mundial », c’est son nom, est aussi la seule soirée à avoir proposée, en plus de trois DJ Set, un Live en acoustique d’une jeune chanteuse strasbourgeoise, Phénix. Celle-ci a ouvert la soirée avec douceur en faisant profiter les gens qui commençaient à arriver de sa voix suave au timbre chaleureux.

La jeune chanteuse, assise sur un canapé à côté de la table des DJ et quasiment parmi le public, a repris beaucoup de chansons célèbres, tout en les remaniant à sa façon. Mais elle a aussi enchantée le public avec ses propres compositions personnelles, telle que « Jack Daniel », une chanson qu’elle avait écrite en l’honneur d’une personne qui aujourd’hui ne le mérite plus. La chanteuse, qui s’accompagnait elle-même par une guitare et des pédales à boucles, a entrainée le public dans son univers et ne l’a pas laché de si tôt.

La suite de la soirée a été assurée par trois pointures du monde de la nuit. D’abord par le marseillais originaire de Lyon Papastomp, qui a fait monter la température du dancefloor en passant de la cumbia à la musique psyché turque et d’autres sons venus tout droit d’Abidjan.

Mais aussi par deux strasbourgeois, Banana Split et James Djinn, qui ont tout proposés au public des sons atypiques et exotiques, en jonglant beaucoup entre les genres. Moombahton et musiques tropicales, c’est bien ce qui a fait bouger les clubbers du Fat Black Pussycat !

La fête avant tout

5 soirées au final, 5 lieux aux 5 styles différents, mais aussi plusieurs DJs dans chacunes de ces soirées aux styles eux aussi divers. Finalement, que l’on ai fait tous les bars ce soir-là ou seulement un seul, nos oreilles avaient quelque chose d’original à entendre.

C’est aussi ça Contretemps, l’électrogroove Festival. C’est pouvoir proposer une panoplie d’évènements de styles musicaux différents en même temps et ainsi rendre hommage aux cultures urbaines en général.

Et dans chacune de ces 5 soirées, malgré les styles musicaux différents, il y avait une chose en commun. Un public qui s’amuse, profite du bon son et fait la fête, comme si les 5 salles des 5 bars avaient été reliées en même temps une bonne partie de la nuit.

Une chose est donc certaine, la fête est universelle.

La prochaine soirée? Rendez-vous samedi 8 juin à partir de 22 heures Au Studio Saglio pour la Block Party !

 

Plus d’infos et programme du festival : www.contre-temps.net

 

Article et photo : Philippe Schnee

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