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Flashback : L’ITW de Philippe Hadey – COZE #3 – Décembre 2011

Nom : Hadey
Prénom : Philippe
Surnom : Prophil
Age : 28

-Rapide CV :
Franco – allemand, Lycée International des Pontonniers (02) – Cesem Stuttgart & Reims (04-06)
A travaillé pour La Lettre 7 / Sony Music / Puma / Neo Club / Dailymotion
Fondateur de Bagua Shoes

 

-Philippe, tu es l’un des membres actifs du collectif Rising Suns qui officiait anciennement sur Strasbourg. Pour les plus jeunes ou les incultes, peux-tu nous décrire en quelques mots l’association Rising Suns? (objectif, membres, activité, philosophie, ..)

Rising Suns est une association hip hop franco – allemande, et surtout une bande de potes passionnés. On avait chacun un peu notre domaine, que ce soit le graff, la danse, le dj-ing, le rap, le graphisme ou autre…L’idée était de créer des rencontres, de partager et de promouvoir le hip hop dans la région. On a organisé pas mal d’évènements à Strasbourg et à Kehl entre 1997 et 2006. Nous avions un local à disposition, le Zig Zack à Kehl, où tout a commencé.

-Vous consacriez une grande partie de votre temps à l’organisation du festival « Summer Session », quel était son concept? (concept, description, artistes, années d’organisation, lieux, ..)

C’était un festival international hip hop à la frontière avec près de 140 artistes et 3 000 spectateurs par édition. Il y a eu 7 « Summer Session » entre 1999 et 2005. Dès le début, c’était mon grand frère, Jérôme, qui s’occupait de l’organisation. Nous invitions des danseurs, des graffeurs, des DJs et des rappeurs d’un peu partout en Europe et des Etats-Unis. Entre 99 et 2002, le festival se déroulait en une journée au Zig Zack (aujourd’hui au Jardin des 2 rives) puis, de 2002 à 2005, le festival durait 2 jours. Une partie soirée à la Laiterie avec des DJs et des rappeurs, puis le lendemain une « jam » avec du graffiti, de la danse suivi de concerts.

-Quel artistes avez-vous invités?

Il y a eu des centaines d’artistes, mais voici une petite liste:
En rap: Shabaaz, Arsonsists, Assassin, Saian Supa Crew, Killa Kela, Freeman, Psy4 de la Rime, Triptik, Hocus Pocus, Massive Tone, Afrob, N.A.P., Sons de la Rue…
En DJ: Nelson, Pone, Dee Nasty, Mehdi, Birdy Nam Nam, C2C, Transformers, Goodka, Busy P, Jazzanova…
En danse: Magic Electro, Mistral Est, Flying Steps, Havikoro, Ground Zero, Danger Squad, Division Alpha, Pokemon…
Et en graffiti: Jay1, Dare, Rosy, Tango, Setup, Tkid, Setup, Ogre, Tare, Kaos…
-Vous organisiez les premières Summer Session à Kelh, pourquoi avez-vous décidé de franchir le Rhin?

Nous avions un local mis à disposition par la ville de Kehl, le Zig Zack. On y organisait déjà les « Rencontres Hip Hop », une fois par mois, et l’endroit était donc idéal. Rising Suns était avant tout un crew hip hop transfrontalier. En plus, le concept était vraiment de réunir des artistes de plusieurs pays, du coup, être à la frontière, c’était parfait.
-A l’époque, le hip hop souffrait d’une très mauvaise image et il était difficile d’organiser des concerts ou autres évent hip hop sur Strasbourg, avez-vous été victimes de ces préjugés? Et avez-vous subi des difficultés particulières dans l’organisation de ce rassemblement hip hop?  (Relation avec les institutions, avec les partenaires et financeurs, avec les lieux, etc.)

Notre expérience était un peu différente. L’ambiance était vraiment cool à chaque rencontre hip hop à Kehl. Les gars pensaient plus à s’exprimer par le hip hop que par la violence, et ça se respectait. Du coup, l’image du hip hop était plutôt positive. Mon frère a rapidement eu le soutien et le support de la ville de Strasbourg et de Kehl. Mais surtout, les artistes jouaient le jeu. Ils venaient de loin par eux-mêmes, et chaque artiste recevait le même cachet, selon le résultat du festival.

 -Pourquoi avez-vous décidé d’arrêter les Summer Session?

Ca s’est arrêté plutôt naturellement. Pas mal de membres ont déménagé, puis chacun a commencé à travailler. Après 8 ans aussi, ce n’est plus la même énergie, et ça représentait beaucoup de travail et d’investissement. On reviendra peut – être plus fort dans quelques années, qui sait?

-Aujourd’hui, qu’est devenu le collectif Rising Suns? Et que sont devenus les membres fondateurs?

Aujourd’hui, c’est des belles histoires, et pleins de bons souvenirs. On essaye quand même de s’organiser une soirée par an, qui a lieu entre Noël et Nouvel An, où le Rising Suns System reprend les platines juste histoire de se revoir et de faire la fête.

De ton côté, tu as lancé, il y a maintenant 3 ans, la marque Bagua. Mais au fait, Bagua c’est quoi?

Yes, effectivement, j’ai lancé Bagua il y a 3 ans. Bagua, c’est une marque de chaussures urbaines, modernes et contemporaines. L’idée est de proposer des chaussures simples, confortables, avec un design assez épuré, des shoes qu’on peut mettre un peu partout, un peu tout le temps.

 

-Qu’est-ce qui t’a amené à créer et à développer ce projet?

Avec mes amis de longue date, JayOne et JB Dewacrin, on voulait d’abord prendre la base du chausson de Kung Fu de Bruce Lee et la remettre au goût du jour. J’avais vu ces chaussons de Kung Fu sur les pieds de mon pote Christophe Baum à Strasbourg, puis revu sur des vidéos d’Arts Martiaux.
J’ai trouvé la paire à Belleville, mais avec une sale qualité. Le modèle original s’appelle ‘Cotton Sole ».
Du coup, on a travaillé le design, le confort en rajoutant une touche contemporaine, et c’était parti!
-Que signifie Bagua?

Le Bagua, c’est un concept philosophique ancien que l’on retrouve dans de nombreux aspects de la culture chinoise. Symbolisé par un octogone, il est à la fois une représentation de l’univers et un facteur d’harmonie entre l’homme et son environnement. Mais j’ai aussi choisi ce nom, parce que je trouvais que ça sonnait pas mal.
-Où et comment êtes-vous distribués? Avez-vous une philosophie particulière dans la diffusion?

Pour le moment, on est distribué dans des multimarques, dans les plus grandes villes de France et d’Europe. On essaye encore de limiter les points de ventes, pour ne pas aller trop vite, et se construire étape par étape. Au début, il faut essayer d’être dans les belles boutiques, comme le RZO à Strasbourg par exemple. Lorsque tu ouvres trop rapidement la distribution, t’as intérêt à être prêt, parce que tu ne peux pas vraiment faire marche arrière.
-Tu as nommé tes différents modèles de chaussures par des noms de quartiers strasbourgeois comme La_Galia ou La_Rob. Pourquoi? Est-ce un moyen pour toi de continuer à valoriser Strasbourg à travers le monde? 

C’est vrai, il fallait qu’on trouve des noms aux différents modèles. Du coup, donner des noms de quartiers strasbourgeois, c’était faire un clin d’œil à l’endroit où tout commencé. Et une fois que tu commences avec un quartier, tu sais que t’as assez à faire pour les prochaines années. Je reçois d’ailleurs pas mal de messages de potes, qui me demandent : « Elle sort quand la Truch’? Elle sort quand la Shillig? ».
-Quel est le prochain  quartier à porter le nom d’une Bagua?

Ah, en Septembre 2012, on va sortir La Broglie ! C’est de l’exclu Coze Mag ça! Héhé !

-Penses-tu faire autre chose que de la chaussure avec Bagua?

Depuis cet été, on a la chance de pouvoir partager les bureaux avec une agence de Design. L’agence ARRO, c’est Erik Arlen et Ludovic Roth, deux strasbourgeois. Ils designent et conceptualisent des objets vraiment cools, et je suis assez sûr qu’on fera de beaux projets ensemble. Pour Bagua ou pas, d’ailleurs. Au moment venu, on sortira des T-shirts et autres accessoires.

-Quelles sont actuellement tes relations avec Strasbourg?

Je rentre régulièrement à Strasbourg, surtout pour voir ma famille et mes amis. Et je suis clairement ce qui se passe grâce à StrasTV et autres… Par contre, j’ai arrêté de suivre le Racing!

-Strasbourg te manque?

C’est la ville où j’ai grandi et c’est mon point de repère. Mais je suis plutôt du genre à vouloir bouger, voyager et découvrir le plus possible, plutôt que nostalgique. Je ne doute pas du tout que je reviendrai m’y installer un jour, donc ça va!
-Si tu devais décrire la culture à Strasbourg en quelques mots, quels seraient-ils?

J’ai vraiment l’impression que ça se bouge plutôt bien! Que ce soit le NL contest, le Contre-temps, les Artefacts, etc. Ce genre d’évènements culturels marcheront toujours, et la ville en a besoin.

-Quels sont tes prochains projets?

Pour le moment, j’essaye déjà de faire grossir Bagua, puis ensuite, on verra bien. Chaque chose en son temps. Mais, c’est vrai que j’ai souvent des idées de projets qui traînent dans ma tête.

-Le mot de la fin?
One Love

 

ITW : Julien Lafarge

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