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Flashback : L’ITW de Jérémie Fallecker – COZE #2 – Novembre 2011

Nom : Fallecker
Prénom : Jérémie
Surnom : Jeres
Age : 25 ans

Rapide Curriculum vitae :
Bac ES – DEUST de médiation et citoyenne culturelle et sociale – Licence d’administration et gestion des entreprises et projets culturels – Stage booking chez Rose Macadam – Stage accompagnement de projet et communication à l’Illiade pour le festival « le printemps des Bretelles » – Stage dans le service animation de la ville de Strasbourg – Stage au 1001 nuits – Programmateur Art de rue de Décibulles et chargé de diffusion – Coordinateur général de l’association Pelpass – Membre du CA du Molodoi – Membre de l’association ZAZI (Zone artistique en zone industrielle) qui organise des festivals de rue – Membre de la fédération Hiero Strasbourg.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au jour d’aujourd’hui, la structure dans laquelle tu es le plus impliqué est Pelpass. Quel est ton rôle dans cette association ? Et qu’est-ce que c’est Pelpass ?

Alors Pelpass c’est une Association de promotion pluridisciplinaire culturelle d’après les statuts. Effectivement, on fait beaucoup de concerts mais on a aussi envie que les activités se mélangent. On a fait des contests de skate, des ateliers jeux, des spectacles de rue et on a même déjà organisé une démo de Kung Fu avant un concert . On aime bien que les gens viennent aux événements et se disent, « Je suis venu voir ce concert mais j’ai découvert autre chose ». Voilà la base du projet.
Mon rôle là dedans c’est vraiment de coordonner tout ça. Mais après vu qu’on est pas beaucoup en amont des projets,  je vais m’occuper de la com, de la régie, de la prog, de la logistique, même un peu de la technique : donc voilà je supervise un peu l’ensemble.

Vous êtes combien de bénévoles ?

On est capable de mobiliser une 60ène de personnes mais généralement il y a une  40éne d’actifs.

C’est une structure amateur ou pro ?

On se place entre les deux. Pourquoi ? Parce que effectivement on a une démarche qui tant vers la professionnalisation. Ayant un parcours au sein de ce milieu via mon travail pendant 2 ans à Hiéro Colmar et celui dans Décibulles ;  j’ai acquis beaucoup de repères et de savoir-faire et je pense que nous sommes considérés comme un acteur culturel de la région auprès des professionnels .
Mais il est vrai que nous n’avons pas assez de personnes pour s’occuper de tout et vu qu’on est tous des bénévoles, nous avons du mal à nous structurer correctement pour ainsi nous permettre d’avoir une réelle visibilité auprès des institutions et ainsi un réel soutien.
Amateur je ne sais pas si c’est le bon mot mais il est vrai qu’on est une bonne équipe de potes qui savent faire les choses mais on a envie d’une professionnalisation pour tendre vers une meilleur organisation.

Par quoi passe cette professionnalisation aujourd’hui ? Et est-ce que dans ce contexte de « crise financière », il n’est pas plus dur d’avoir des aides pour financer vos projets ?

C’’est vrai que vu notre activité, on est dans un secteur où beaucoup de gens proposent des concerts , il y a beaucoup d’offres et beaucoup d’acteurs mais il n’y a pas beaucoup d’aide.
Je trouve d’une part que les aides vont souvent a ceux qui sont déjà en place depuis longtemps, ce qui est justifiable par le fait de leur rayonnement.
La  dynamique associative, dont on fait partie, est réellement importante sur Strasbourg et la région, mais les institutions ne mesure pas l’importance d’aider des petites structures. C’est un constat qu’on se fait a plusieurs.
De plus il y a beaucoup d’aide à la création artistique mais très peu pour les diffuseurs, l’aide au fonctionnement est presque inexistante… alors que les petites structures ont réellement besoin de cette aide pour arriver à se pérenniser.

En ce qui concerne Pelpass : l’argent que nous investissons sur un événement  est tout juste équilibré sur les recettes que nous récupérons. Cela est également dût à la politique tarifaire que nous voulons défendre. Ainsi sans subvention /contrat aidé, nous sommes dans l’incapacité de nous professionnaliser.

On t’assimile aussi beaucoup au Molodoi, Tu y es  très impliqué. Quel est ton rôle concrètement là-bas ?

J’ai vraiment une vision de Molodoi comme une école. Je suis venu là bas il y a 6ans, j’avais 19ans, on était avec nos potes, on avait envie de faire un concert et on y est venu une / deux / trois fois avant d’avoir une date à Molodoï et de proposer notre projet.
A Molodoï la clef c’est l’implication, c’est un lieu qui fonctionne uniquement avec l’énergie des gens.
Molodoï est d’une importance capitale à Strasbourg, il permet aux associations d’avoir l’opportunité de pouvoir faire et essayer des projets comme tu l’imagines, comme tu as envie de la faire sans forcement des barrières financières et administratives.
Ainsi avec Pelpass après avoir organiser 1-2-3-4 concerts nous sommes rentrés dans une dynamique de vouloir proposer régulièrement des concerts de groupes sur la route  le tout dans la bonne humeur et régulièrement en semaine.
Depuis Janvier, je fais parti du CA de Molodoi et là je me rends compte des difficultés financières, administratives qu’à le lieu, ainsi que du réel problème d’image que le lieu véhicule.
Les 11 membres du CA ont chacun des mandats bien précises : technique / secrétariat / travaux… en ce qui me concerne je m’occupe de développer des projets différents  que celui de la musique à Molodoï (jeux / Art de rue) mais surtout de la communication : c’est également le pourquoi on m’assimile beaucoup au lieu.

Tu as aussi une grande passion pour l’art de rue et ça ce voit beaucoup sur ton offre culturelle. Peux-tu nous en dire un peu plus ?

Je suis tombé dedans quand j’avais 16-17 ans. Je suis arrivé au festival d’Aurillac tout seul et j’ai passé une semaine en solo à voir des choses  inédites que je n’avais vu nul part ailleurs. J’aime beaucoup les projets qui vont aller vers le public, essayer de le captiver en très peu de temps et l’amener à découvrir quelque chose de nouveau..

Très vite avec Pelpass nous avons voulu proposer des spectacles sur nos événements pour voir la réaction du public : et le public fut enchanté .
La formule musique + spectacle de rue fonctionne ! De plus en plus de festival de musique cherche à se démarquer via ce type de projet.
C’est également pourquoi je travail avec Décibulles.
En faisant mon stage là-bas on m’a demandé ce que je pouvais apporter et je trouvais que ce festival avait besoin d’avoir une identité un peu plus forte par rapport à l’univers et l’ambiance sur le site. On a donc commencé à développer et travailler sur cet aspect avec Pierre Hiver, le directeur du festival. Et maintenant depuis 6 ans, il y a vraiment une valeur ajoutée sur le festival via le spectacle de rue.

Pelpass est aussi très identifié Fanfare, vous avez d’ailleurs lancé concept de la fanfar’odoi. Pourquoi ?

C’est vrai qu’on a commencé par la fanfare sur nos premiers projets.

Beaucoup de membres de l’association sont fan de musique balkanique et après c’est moi aussi via les spectacles de rue, j’ai  vu d’autres fanfares et je n’ai plus l’image de la fanfare classique. Je trouve que maintenant une fanfare peut faire de la musique électronique, du Hiphop, du métal. Mon objectif avec les fanfar’odoi et sur les événements où je programme de la fanfare, c’est de casser l’image de la fanfare traditionnelle avec la même rythmique pendant une heure qui fait juste danser les gens sur le même pied.  Je souhaite montrer les choses différemment.

Tu as aussi travaillé pour fédération Hiero Colmar. Qu’as-tu fais là-bas ? On annonce aussi le retour de Hiero sur Strasbourg , qu’allez vous faire concrètement sur Strasbourg ?

J’ai travaillé pendant 2 ans à Hiero Colmar comme chargé de com, régis et diffusion. Mais suite à la fin de mon contrat et au développement de Pelpass je me voyais plus investi sur ce projet.
L’objectif de hiero c’est vraiment une fédération, c’est vraiment de fédérer plusieurs personnes voir même plusieurs associations dans un même collectif. C’est vraiment travailler ensemble, d’avoir des envies communes.
Le renouvellement de Hiero Strasbourg, c’est vraiment de monter un projet de mutualisation associatif. L’objectif,  c’est de réunir les gens qui ont les mêmes dynamiques pour travailler ensemble . Pas forcément sur des projets mais sur de la mutualisation (bureaux, matériels comme la sono , des camions…)  et des échanges ( compétences, contacts, idées ..). Dans hiéro, il y a pas d’identité artistique mais il y a une identité sur la façon de travailler.
Comme je te disais avant, à Strasbourg il y a un énorme tissu associatif  qui a chacun son projet et qui a une façon de travailler entre l’amateur et le professionnel, Hiero souhaite leur donner une meilleur visibilité.
L’objectif est vraiment de rassembler toutes les énergies dans une même fédération pour pouvoir avoir plus de poids auprès des subventionneurs.

Mais concrètement quelles sont les premières actions de Hiero Strasbourg ? Quels vont être les projets et le moyen pour créer une cohésion entre les différentes associations ?

On va pas forcement lancer des projets tous ensemble.
Mais là, par exemple, il y a la prochaine édition de musique volante qui émane de Hiero Strasbourg au mois de novembre.

Entre d’autre association,  il y a aussi le projet d’avoir des bureaux collectifs pour pouvoir travailler ensemble.

Ça se concrétise déjà ?

Là on a monté différents dossiers qui sont rendus à la ville et on attend des réponses par rapport à ces bureaux.

Vous avez déjà rassemblé des gens ?

Actuellement on est un collectif d’une quinzaine d’associations. On fait des réunions une fois par mois pour discuter des urgences et de comme on va procéder.

Quels sont tes lieux de prédilections pour l’organisation d’events hors Molodoi sur Strasbourg ?

Il y a plein de lieux que j’aime bien sûr Strasbourg.
Après je pense que c’est une histoire de rapport avec les gens et plus précisément entre les personnes qui accueillent le concert et les personnes qui organisent le concert.

Je peux parler du Kitch’n Bar, la mangrador, le Mudd, la lanterne, la taverne de serrurier…
Après, effectivement à Strasbourg, c’est clair, il manque un lieu dans le centre. Un club de 300 places ou même un peu en périphe. Il manque vraiment un lieu pour les associations. Tout le monde va vers le Molodoi et le Molodoï n’est pas en capacité d’accueillir tout le monde… c’est pourquoi on se débrouille pour trouver des endroits qui peuvent accepter des concerts légers.

 

Tu me disais que tout le monde se tourne vers le Molodoi, mais est-ce que la Laiterie– Artefact qui est aussi centre de ressource n’a pas vocation de proposer aux artistes Strasbourgeois de jouer sur leur scène ?

La Laiterie a réellement sa place à Strasbourg, elle est reconnue internationalement pour sa programmation. Donc effectivement, vu leur projet et vu le nombre de gens qui travaille derrière, ils ont besoin de faire fonctionner leur salle au maximum.
Mais c’est vrai qu’il n’y pas beaucoup d’endroits pour l’ensemble  des acteurs qui souhaiterait faire des choses à Strasbourg. Je pense que financièrement, ce n’est pas possible pour  la laiterie  d’accueillir tout le monde mais effectivement il faudrait faire quelque chose. Je n’ai pas la solution, il faudrait vraiment en discuter avec l’ensemble des acteurs  autour d’une table pour voir ce qui est envisageable pour tout le monde, mais encore là réunir tout le monde ce n’est pas évident.

Si tu devais décrire la culture strasbourgeoise en quelques mots, quels seraient-ils ?

Je pense clairement qu’il manque un lieu pour faire les choses. Il se passe beaucoup de chose mais vu qu’on est plein d’acteurs j’ai l’impression qu’on n’est pas assez identifié car on est toujours en mouvement. Il se passe des choses à Strasbourg mais ce n’est pas assez mis en avant et pas assez soutenu : d’où l’intérêt de COZE 🙂 !

Pour en avoir discuté avec pas mal de monde, en Allemagne ou en Espagne, tu n’as pas forcément la peur des jeunes et des concerts et des choses qui font du bruit ou des trucs qui sont pas dans les normes. Je trouve que Strasbourg est une ville qui craint les jeunes, à chaque fois qu’il y a un peu trop de bruit, à chaque fois qu’il y a du monde dans les rues, a chaque fois que tu veux essayer de faire quelque chose dans le centre ville, c’est compliqué. Ainsi beaucoup de gens s’essoufflent et on perd comme ça de beaux projets qui pourraient naître. Il y a aussi beaucoup de lieux qui ferment à cause de ce genre de choses.
C’est dommage.

Tu sais sur combien d’événements tu interviens par an ? Tu t’es déjà amusé à compter ?

Oui, Oui, je sors d’un dossier, je les connais par cœur, en 4 ans avec Pelpass, on a fait 98 événements, on a accueilli 348 artistes, on a fait 28 000 spectateurs et on a organisé des choses dans 14 lieux différents.

Quels sont tes prochains projets ?

Effectivement on a pas mal de projets sur le feu.

En novembre on a un concert Hiphop avec Icon a Class sur la continuité des projets hiphop d’octobre (Raekwon, Busdriver), il y a aussi la soirée de lancement d’une nouvelle assoc’ qui s’appel Inersea. Pour le mois de novembre on en fera pas beaucoup plus, pourquoi ? Parce que  on se lance sur festival « Paye ton Noel ». Avec le fameux concept : Tu ramènes un cadeau, tu repars avec un cadeau. Un concept ultime que tu fais avec des potes avec 10-20 personnes sauf que là tu le fais à une échelle de 600 voir 750 personnes, cette année on part sur une semaine avec une réelle programmation entre molodoi et dans les bars. Avec Notamment mon coté punk, 1985, jeru the damaja,  Giedré, News York Ska Jazz Ensemble… une belle semaine à vivre à Strasbourg.

Un mot de la fin ?
18H30 : Tu veux boire une bière ?

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