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Le Prénom, ou l'histoire d'un dîner mouvementé

Certaines adaptations cinématographiques de pièces de théâtre ont été de francs succès, comme celle du Dîner de Cons ou encore celle du Père-Noël est une ordure. Sans aucun doute, le film Le Prénom de la pièce de théâtre éponyme s’inscrit dans cette liste de réussites, avec son scénario poignant, ses dialogues peaufinés, et ses personnages bien trop réalistes.

Réalisé par Alexandre de La Patellière et Matthieu Delaporte, l’introduction du film donne déjà le ton de ce long-métrage : un générique qui ne présente que les prénoms de tous les intervenants, suivi d’une voix off, celle de Patrick Bruel, qui présente les personnages en instaurant un vrai rythme haletant.

Le Prénom, c’est l’histoire d’un dîner très mouvementé. Vincent, joué par le délicieux Patrick Bruel, va être père pour la première fois. Invité à dîner chez Élisabeth (Valérie Benguigui) et Pierre (Charles Berling) sa sœur et son beau-frère, il y retrouve Claude, un ami d’enfance, incarné par Guillaume de Tonquedec. En attendant l’arrivée d’Anna, sa jeune épouse éternellement en retard, on le presse de questions sur sa future paternité dans la bonne humeur générale… qui tourne très rapidement au chaos.

Véritable surenchère de mots qui font éclater une vérité blessante et qui révèlent des maux enfouis et des frustrations, ce film plonge les nombreux spectateurs dans l’exercice du rire, entremêlé de stupéfaction et d’étonnement. Grâce à un jeu d’acteur maîtrisé à la perfection, ce long-métrage révèle les rancœurs de chacun, et fait éclater les préjugés sociaux que même des amis peuvent avoir entre eux. Entre le coupable du meurtre du chien Moka, le quiproquo sur le prénom du futur enfant de Vincent, l’orientation sexuelle d’un des personnages, le couple atypique de la bande et les opinions divergentes sur les enfants des hôtes, le film n’est pas ennuyeux pour un sou, bien qu’il se déroule dans une seule et même pièce pendant deux heures. Les comédiens, devenus acteurs, sont  remarquables et reflètent les spectateurs dans leur propre miroir.

Pari réussi pour ce film adapté de sa pièce de théâtre aux nombreux nominations aux Molières 2011, qui a su faire du huis-clos un réel moment de plaisir pour tous les cinéphiles du moment.  En véritable coup de cœur de la rédaction, Coze vous conseille d’aller combler vos journées pluvieuses par cette petite séance de cinéma !

Article rédigé par Charlotte Baechler

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