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A se cabrer de rire

Pas moins de 16 spectacles en 5 soirées pour fêter la 10ème édition du festival Drôle de Zèbres ! Bienvenue au rendez-vous des éclectiques, aussi bien pour applaudir à tout rompre que grimacer sur quelques proses d’humour noir. La formule est plaisante, avec plusieurs spectacles dans la soirée, à la découverte de talents naissants ou confirmés, venus de l’Hexagone bien sûr mais aussi de Suisse ou d’Espagne.

Le festival s’autoproclame “Centre de confort et de convivialité populaire”, l’annonce n’est pas mensongère, l’accueil est définitivement chaleureux. A l’entrée d’abord où les bénévoles se bousculent, mais aussi dans la salle sous la houlette d’un maître de cérémonie d’un autre temps, Calixte de Nigremont, aboyeur mondain au bagou souriant et à la politesse d’un autre âge.

La soirée coup de coeur reflète bien l’esprit de la manifestation. Walter tout d’abord. Je le confesse, la partie de mon côté n’était pas gagné ; le bonhomme est estampillé chroniqueur dans l’émission Dimanche Prochain de M. Drucker, pour Arthur sur Comédie et anciennement Au fou du roi avec Stéphane Bern. Mais force est d’avouer le talent de l’humoriste, qui tout en abordant des sujets assez communs, bien connus du public – l’addiction à l’alcool, ses petites amies, sa mère, son athéisme – place quelques réflexions bien senties qui titillent les zygomatiques et permettent de dépasser un cadre parfois aseptisé.

L’organisateur, l’association les Zygomaniacs, a eu la bonne idée de faire appel à d’autres ovnis pour boucler cette soirée, les Starbugs. Les artistes les moins cool du hip-hop de la Suisse, les mimes les plus bruyants du monde. Ils unissent la danse, la comédie et l’acrobatie d’une façon unique et nomment ce résultat « Comédie Rythmique ». Et le public n’a pas tardé à se mettre au diapason de ce drôle de trio. Avec leur penchant adolescent pour le nonsense, les trois clowns modernes ont conquis le Palais des Fêtes. Ils sont d’ailleurs sur scène de l’Allemagne à la Chine en passant par le Bahrein, où le public rit avec leur comédie non verbale.

La cérémonie de clôture a débouché sur une belle découverte, Cédric Chartier, nouveau talent corrosif à souhait. Noir, insolent, horriblement poétique, Edgar est un spectacle à l’élégance acide et qui réveille le cynique enfoui en nous.

Rendez-vous l’année prochaine !

Article rédigé par Mourad Mabrouki

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