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Des tableaux d'une simplicité complexe !

A travers la vitrine du Radial Art Contemporain, les passants sont intrigués par des tableaux de couleurs unis. Rien d’impressionnant vu d’ici, mais qu’ils se détrompent, les œuvres du suédois de Lars Strandh regorgent de traits parfaitement tracés et de reflets de couleurs étonnants. Coze a rencontré pour vous cet artiste, lors du vernissage de son exposition, vendredi soir.

Pour la premièrement fois en France – et en avant-première à Strasbourg ! – Lars Strandh propose ses peintures à travers l’exposition « simplicité complexe », qui tire son nom de l’observation que les visiteurs font face à ses œuvres. « En observant mes tableaux à une certaine distance, on peut les percevoir comme des monochromes, mais en s’en rapprochant, il y a tout un ensemble de couleurs, de pigments et de nuances dans et autour de la teinte principale ainsi qu’une diversité de surfaces mates et brillantes. La simplicité est en fait très complexe », explique-t-il. Des tableaux au large panel de couleurs et un choix illimité de tailles, qu’il peint en une à deux semaines. « C’est surtout la peinture en elle-même qui me dit quand le tableau est terminé », dévoile l’artiste.

Les amateurs d’art resteront quand même stupéfaits devant ces rectangles colorés, à se demander quel en est le message caché. Lars Strandh nous en donne la réponse, pour le plus grand bonheur de notre compréhension. « Take your time ! », répond-il du tac au tac. Et entre d’autres mots, il expliquera que « sur chaque toile, il y a 25 à 30 couches de peinture, et, à chaque fois, ce sont des tranches de vie. Avec ce geste répétitif, (ndlr : des lignes très serrées de gauche à droite) on voit apparaître les différentes épaisseurs, on peut voir sans cesse dans le passé. C’est une expérience de vie, comme un testament à chaque peinture ». Et ces œuvres, on peut les interpréter différemment. « Chacun y voit ce qu’il veut, chacun à sa propre perception des couleurs. Par exemple, pour certains, ce tableau vert leur rappellera une chambre d’hôpital, pour d’autres la couleur du salon de leur grand-mère. C’est un réel travail de mémoire », souligne-t-il.

Lars Strandh, c’est aussi un artiste très ouvert et sympathique, qui va être souvent à l’honneur à la galerie du Radial. En effet, cette dernière, située quai Turckheim, fonctionne avec des artistes permanents. L’avantage ? « Je pense que le meilleur service que l’on peut rendre à un artiste, c’est de le suivre, de faire avec lui une collaboration qui dure. Ici, on évite d’avoir un regard toujours neuf,on préfère proposer des artistes rarement ou pas du tout exposés en France, et de les suivre tout au long de leur ascension », explique Fredd Croizer. Un espace collectionneur qui existe depuis un an et demi, avec une dizaine d’artistes à l’honneur chaque jour. Pour ceux qui auraient manqué le vernissage de « simplicité complexe » en présence de l’artiste vendredi, Radial Art Contemporain maintient l’exposition jusqu’au 22 avril. Alors fans de l’art figuratif, des couleurs vives ou même de l’artiste en lui-même, direction la galerie dès maintenant !

Radial art contemporain, 11b quai de Turckheim.
Ouvert les après-midi du jeudi au dimanche de 14h à 19h et sur rendez-vous.
Plus d’infos : radial-gallery.eu

      


Article rédigé par Charlotte Baechler 

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