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ITW – Make The Girl Dance

Durant les Ososphères le rythme et la qualité du spectacle offert dans les deux salles d’une Laiterie saturée ne laissaient que peu de temps pour se poser, c’est cependant dans un recoin relativement tranquille des loges que nous avons pu passer un moment avec Pierre et Greg les deux trublions de Make the Girl Dance, revenant sur leur succès récent, l’album paru et le futur du duo. Micro On.

Comment s’est faite la rencontre entre vous deux ?

Pierre : Quand j’étais jeune j’étais dj, par la suite j’ai toujours été un grand amateur de musique, je passais encore des disques dans un club parisien mais dans une ambiance plus rock. Il jouait après moi et on a rapidement accroché et beaucoup rigolé, à partir de la l’idée est venue de faire une track ensemble, je voulais jouer quelque chose de proche de LCD SoundSystem ou Rinôçérôse, dans une veine électro-rock. On a donc travaillé ça dans son studio et finalement on s’est retrouvés à faire ça pendant 6 mois mais sans ambitions autre que de se marrer. Puis de ce travail est sorti « Baby » et l’idée du vidéoclip, tout est parti de ça.

Les clips semblent très importants dans votre manière de procéder .

On aime faire des clips qui ont une idée derrière, même si ce n’est pas l’idée du siècle, actuellement il y a beaucoup trop de clips qui n’ont aucun intérêt ou on voit simplement le groupe entrain de jouer le morceau en question sans aucune substance. On ne veut pas que nos clips soient ennuyeux.


C’est la première fois qu’on rencontre quelqu’un qui a fait le chemin du PAF jusqu’à la scène, as tu trouvé compliqué ?

Je pense que ça dépend du monde musical dans lequel tu évolues, quand tu aimes l’électro un peu pointue, et que tu te retrouves au Social Club, dans un milieu assez snob et ultra parisien, les gens autour de toi se disent rapidement « qu’est ce qu’il fout la ce con » (rires). Donc au départ ça n’a pas du tout été un avantage, j’ai fais profil bas jusqu’au moment ou on a pu jouer et ou du coup nous avons été acceptés en tant qu’artistes électroniques. Tu peux avoir fait de la télé et écouter Birdy Nam Nam et les Bloody. En même temps je peux comprendre les réactions, si demain en club je voyais Mac Lesggy arriver derrière les platines, je serai surement surpris.

Comment en êtes vous arriver à ce nom ? Make the Girl Dance ?

Quand on a eut quelques morceaux de prêt on souhaitait les faire écouter et la plateforme de diffusion de l’époque était myspace. Il nous fallait donc trouver un nom, et j’étais alors dans une grande période Franz Ferdinand et je venais de lire dans une interview leur réponse à la question « Pourquoi faites vous de la musique ? » et cette réponse était « To make the girls dance ». C’est pour nous un très beau but dans la musique et on s’est donc approprié cette réponse.

Vous avez enchaîné les singles pour déboucher sur un album assez récemment, vous pouvez nous en dire un peu plus sur celui-ci et sur son titre « Everything Is Gonna Be Ok In The End » ?

Ouais, ça y est on a franchi le pas. Le titre c’est à proprement parlé de la philosophie de chiottes, ça vient d’une inscription que j’ai lu une fois dans des toilettes à Munich « Everything is gonna be ok in thé end, if it’s not ok it is not the end », au début on voulait mettre le tout comme titre mais finalement le label a considéré que l’ensemble était trop long, et on a donc raccourci la chose. On trouve que c’est un titre qui nous correspond très bien dans le sens ou nous avons beaucoup de recul vis à vis de la musique que nous faisons et que finalement on est pas entrain d’essayer de résoudre le conflit israelo-palestinien, on a essayé une après-midi mais le résultat n’était pas franchement réussi. Notre musique est la pour donner du bon temps, on ne se prend pas la tête sur le message, on est assez peu militant, on trouve que notre musique ne s’y prête pas. Les sujets qu’on aborde sont assez superficiels mais nous l’assumons totalement.

Comment situer vous la scène actuelle française, elle occupe actuellement une place de premier ordre dans le paysage musical mondial.

Vous êtes jeunes, la scène électronique française n’a pas toujours été au coeur des choses. Pendant les années 80 c’était  l’Angleterre ou  l’Espagne qui étaient en avant. Après il y a eut Daft Punk et l’album Homework, qui a donné de la crédibilité à la scène française Et depuis il y a les escrocs comme nous qui se retrouvent en Asie, parce qu’on est français et que les gens pensent qu’ils vont voir Justice (rires). Je pense que la musique attend sa nouvelle révolution comme ça a pu être le cas dans le passé avec le rock, le disco ou encore la claque que fût la première écoute de « Homeworks », mais rassurez vous la révolution ne viendra pas de nous.

Ca tourne beaucoup chez Make the Girl Dance ?

Depuis Baby oui énormément, ce qui explique principalement nos sales tronches. On a la chance de pouvoir jouer quasiment tous les week end depuis 3 ans et ce dans le monde entier, et ça nous permet de vivre de notre musique. Dans les prochains temps on va pas mal bouger Allemagne, Corée, Majorque, New York de belles choses à venir pour nous. Par contre c’est la première fois qu’on vient jouer à Strasbourg, on adore jouer en Suisse et en Allemagne ou les soirées se sont toujours bien déroulées , on espère la même pour ce soir à la frontière parfaite.

En parlant de ce soir, l’affiche est vraiment prestigieuse, ça doit être très plaisant d’avoir été convié à la fête.

Pierre : Ouais complètement, on est au milieu de têtes d’affiches vraiment très classes, se retrouver avec Agoria, Kap Bambino ou Mondkopf, nous c’est beaucoup plus léger. Quand les gens viennent te voir en club ils savent à quoi s’attendre, la le public va être très exigeant. Mais on a arrêté de se prendre la tête avant les sets, on ne peut jamais prévoir le déroulement d’une soirée, le lieu, l’endroit, les personnes, leurs réactions.

Greg : La programmation de ce soir est tout sauf accessible et c’est vraiment un honneur d’en faire parti.

Le son de demain ?

Pierre : Si on le savait on serait entrain de l’écrire. C’est dur à imaginer, j’ai l’impression qu’avec la technologie actuelle, le son est poussé à son maximum. Ca sera quelque chose de sensoriel, ça enverra des ondes, une sorte de drogue par ondes.

Greg : Le type de production va changer, il n’y a cas regarder le son d’il y a deux ans,  tout le monde compressait à fond la les gens commencent à en avoir assez. Les logiciels vont certainement changer et tout le monde va y voir quelque chose et amorcer le changement.

Et demain tout court pour MTGD ?

On va d’abord se reposer un peu, laisser la production de côté, on va certainement sortir un ou deux singles, faire des remix et continuer à tourner. Greg va aussi surement se concentrer un peu sur ses side-projects avec par exemple DSL.

 

ITW réalisé par Sven & Henri -www.natugla.com – pour coze.fr

 

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